Les parlementaires PLR s'occupent de l'affaire Markwalder

La direction et le groupe parlementaire PLR ont évoqué vendredi l'affaire de lobbying kazhak ...
Les parlementaires PLR s'occupent de l'affaire Markwalder

Les parlementaires PLR s'occupent de l'affaire Markwalder

Photo: Keystone

La direction et le groupe parlementaire PLR ont évoqué vendredi l'affaire de lobbying kazhak qui éclabousse Christa Markwalder. Accusée d'avoir violé le secret de commission, la Bernoise a demandé que le sujet soit porté à l'ordre du jour du Bureau du National.

La prochaine séance de cette instance est prévue le 1er juin. La direction du parti ne compte pas prendre d'autres mesures d'ici là, a annoncé à la presse la cheffe de groupe Gabi Huber. Elle s'en remet à la décision des organes du Parlement, voire de la justice pénale.

L'affaire n'a pas donné lieu à une discussion au sein du groupe. Selon Mme Huber, la direction a posé les faits sur la table. Christa Markwalder a également fait une courte déclaration très applaudie.

La direction a déjà exigé le 11 mai que la politicienne et le bureau de communication incriminés publient tous les documents en lien avec l'affaire. La vice-présidente du National a reconnu ses torts, a salué Mme Huber, relevant que les politiciens ne pouvaient pas toujours être irréprochables et que le secret de commission était régulièrement violé, même si ce n'était pas toujours découvert.

En juin 2013, Christa Markwalder a déposé une intervention parlementaire sur les relations entre la Suisse et le Kazakhstan. Elle y posait diverses questions au Conseil fédéral sur la poursuite des contacts entre la Confédération et ce pays au régime autoritaire.

Mais comme l'a révélé la 'Neue Zürcher Zeitung', l'intervention a été rédigée par une agence de relations publiques active en Suisse, Burson-Marsteller, mandatée par le parti kazakh Ak-Jol. Une formation politique qui se décrit comme faisant partie de l'opposition, alors qu'elle serait proche du pouvoir.

Christa Markwalder a avoué avoir transmis des informations de la commission de politique extérieure à la lobbyiste qui les aurait passées à son mandant kazakh. La commission de politique extérieure se penchera encore sur la question. Elle a le choix entre ne rien faire, transmettre l'affaire au bureau du National ou porter plainte.

Sujet au PS

Le groupe parlementaire du PS a aussi parlé de cette affaire. Selon lui, elle montre l'étendue des lacunes de la sphère politique suisse en matière de transparence. Le PS va déposer une nouvelle initiative parlementaire pour améliorer les choses.

Avec ce texte, chaque membre devrait divulguer ses activités professionnelles et mandats. Il devrait déclarer tous les revenus qu'il en tire et rendre ces informations publiques. Une violation de l'obligation de déclarer ses liens d'intérêts pourrait entraîner l'exclusion de toutes les commissions.

/ATS


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