Les différences sociales influencent l'état de santé des seniors

Trois quarts des personnes de plus de 55 ans se déclarent en bonne santé en Suisse. Mais cette ...
Les différences sociales influencent l'état de santé des seniors

Les différences sociales influencent l'état de santé des seniors

Photo: KEYSTONE/GAETAN BALLY

Trois quarts des personnes de plus de 55 ans se déclarent en bonne santé en Suisse. Mais cette proportion varie selon le statut social: celles ayant suivi une formation tertiaire sont en meilleure santé que celles qui ont bénéficié d'une formation élémentaire.

Plus le niveau de formation est élevé, plus la part de personnes se déclarant en bonne forme est haute. Si 59% des plus de 55 ans dont la formation ne dépasse pas la scolarité obligatoire se disent en bonne santé, la proportion grimpe à 76% pour ceux ayant suivi une formation de degré secondaire II et à 84% pour ceux avec une formation tertiaire, révèle une étude publiée lundi par l'Office fédéral de la statistique (OFS).

Ces différences ne diminuent pas lorsque l’âge augmente, même si la part des personnes en bonne santé se réduit de manière générale. Les personnes âgées de plus de 55 ans avec une formation tertiaire peuvent ainsi plus souvent compter sur un plus fort soutien social que les autres. Elles estiment plus souvent bénéficier d'une forte vitalité et sont plus nombreuses à éprouver un fort sentiment de maîtrise de la vie.

Au-delà de 55 ans, les mieux formés adoptent des comportements favorables à la santé. Ils mangent plus sainement, bougent suffisamment et sont moins nombreux à fumer. Ces différences sont aussi plus prononcées chez les femmes que chez les hommes.

Femmes en bonne santé

Ainsi, les femmes de 55 ans et plus avec une formation tertiaire sont deux fois plus nombreuses à consommer cinq fruits et légumes par jour que celles n'ayant suivi que la scolarité obligatoire (42% contre 19%). Elles souffrent presque trois fois moins souvent d’obésité (8% contre 22%).

Ces femmes sont aussi plus nombreuses à faire preuve d’un haut niveau de résilience. Elles arrivent mieux à faire face aux épreuves de la vie que les femmes du même âge avec une formation élémentaire (50% contre 31%). Cette différence ne s’observe pas chez les hommes, note l'OFS.

Les femmes de 55 ans et plus avec une formation tertiaire font davantage d'activité physique que les autres (77% contre 58%). Il en va de même chez les hommes (80% contre 64%).

Alcool à risque chez les hommes

Ceux-ci, lorsqu'ils sont bien formés, sont moins souvent sujet à une consommation d’alcool chronique à risque que ceux qui n’ont pas de formation postobligatoire (5% contre 11%). Ils souffrent presque deux fois moins souvent d’obésité (12% contre 22%).

Les hommes entre 55 et 64 ans qui ont un niveau de formation tertiaire sont aussi moins souvent des fumeurs que ceux qui ont une formation élémentaire (24% contre 40%). En revanche, lorsqu'ils fument, ils sont moins enclins à vouloir arrêter de fumer.

L'OFS a basé son étude sur des chiffres de 2017. Elle fait partie de l'Enquête suisse sur la santé réalisée tous les cinq ans depuis 1992 et prend en compte 4683 femmes et 4105 hommes de 55 ans et plus.

/ATS
 

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