Les critiques de la gauche sur l'UE sont hypocrites, selon M. Rösti

Les autres partis 'jouent un vilain jeu', a critiqué Albert Rösti samedi devant les délégués ...
Les critiques de la gauche sur l'UE sont hypocrites, selon M. Rösti

Les critiques de la gauche sur l'UE sont hypocrites, selon M. Rösti

Photo: KEYSTONE/LUKAS LEHMANN

Les autres partis 'jouent un vilain jeu', a critiqué Albert Rösti samedi devant les délégués de l'UDC réunis en assemblée à Unterägeri (ZG). A un an des élections fédérales, ils font mine de critiquer l'UE pour reprendre leur cours une fois l'échéance passée.

Le soleil, symbole de l'UDC, 'semble avoir éclairé quelques esprits de la gauche politique, du moins pour un petit moment', a ironiquement remarqué le président du plus grand parti de Suisse. Il faisait allusion à la décision des syndicats de boycotter la consultation sur les mesures d'accompagnement à la libre circulation, principal point d'achoppement des négociations sur un accord-cadre entre la Suisse et l'Union européenne.

Dans la foulée, le PS et le PLR et le PDC ont exprimé leur scepticisme et évoqué une suspension des négociations.

Pour M. Rösti, l'exemple le plus frappant est celui de l'ancienne conseillère fédérale socialiste Micheline Calmy-Rey, qui a récemment déclaré dans le Sonntagsblick être opposée 'à ce que le droit européen règle toutes les relations entre la Suisse et l'UE'.

Le président de l'UDC a sauté sur l'occasion dans une boutade, pour inviter Mme Calmy-Rey et les présidents des partis à adhérer au comité 'UE-Non' ainsi qu'à celui pour l'autodétermination en vue des votations du 25 novembre.

Mais cela n'est pas si simple, a relativisé le président de l'UDC. Les trois autres présidents de partis gouvernementaux ont décliné son appel à envoyer une lettre commune au Conseil fédéral demandant la suspension des négociations avec Bruxelles, a-t-il raconté pour prouver leur hypocrisie.

Par ailleurs, la règle des huit jours, une des mesures d'accompagnement décriée par l'UE, est un détail destiné à détourner l'attention de ce que l'UE veut véritablement faire de la Suisse, a déclaré M. Rösti.

/ATS
 

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