Les Suisses rédigent plus de testaments mais épargnent moins

En pleine crise sanitaire, les Suisses semblent davantage se préoccuper de la mort. Selon un ...
Les Suisses rédigent plus de testaments mais épargnent moins

Les Suisses rédigent plus de testaments mais épargnent moins

Photo: KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS

En pleine crise sanitaire, les Suisses semblent davantage se préoccuper de la mort. Selon un sondage mené, le nombre de testaments rédigés a légèrement augmenté. Autre effet de la crise: l'argent destiné aux institutions d'utilité publique a clairement diminué.

Selon un sondage représentatif de l'Institut Demoscope basé sur 1050 personnes de plus de 45 ans, 36% des participants affirment que la pandémie du coronavirus a suscité chez eux un questionnement sur le caractère limité de la vie. Quarante-deux pourcents des sondés ont déclaré songer à la rédaction de directives anticipées du patient.

Le nombre de personnes ayant rédigé un testament a aussi augmenté. Il est passé de 27% à 29% par rapport à l'année dernière. Le taux de personnes déclarant imaginer prendre en compte une organisation d'utilité publique dans leur testament a toutefois chuté, passant de 37% à 20%.

Selon l'institut, cette baisse s'expliquerait en partie par la volonté des Suisses de voir les organisations d'utilité publique s'engager surtout sur un plan local et régional pendant la crise (53%), a indiqué vendredi Demoscope. Seuls 27% des sondés sont d'avis que les oeuvres caritatives devraient s'engager de manière globale, apprend-on dans le sondage.

'L'apparition du Covid-19 a également démontré la fragilité d'un pays prospère comme la Suisse', explique Raphael Vogel, chef de projet dans la recherche sociologique auprès de l'institut de sondage Demoscope.

En outre, une majorité de la population suisse est d'avis que la solidarité intergénérationnelle a augmenté au cours des derniers mois (63%) et que la crise du Covid-19 a démontré l'importance des organisations d'utilité publique (56%). Mais cette solidarité risque de ne pas durer. Seuls 18% estiment qu'elle se maintiendra au cours des prochaines années, indique l'institut.

/ATS
 

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