Le référendum sur l'immigration de masse n'a pas abouti

Le peuple ne se prononcera pas sur la loi de mise en œuvre de l'initiative contre l'immigration ...
Le référendum sur l'immigration de masse n'a pas abouti

Le référendum sur l'immigration de masse n'a pas abouti

Photo: Keystone

Le peuple ne se prononcera pas sur la loi de mise en œuvre de l'initiative contre l'immigration de masse. A l'échéance du délai, les référendaires ont annoncé vendredi n'avoir réuni que quelque 13'000 signatures sur les 50'000 nécessaires.

Ils ont quand même tenu à déposer leurs paraphes auprès de la Chancellerie fédérale en guise de symbole, a expliqué cette semaine l'initiateur du référendum Nenad Stojanovic.

Avec peu de ressources financières et de personnes, la récolte de signatures a été difficile, a observé le politologue tessinois socialiste. Mais vu l'engagement des bénévoles qui 'a été si grand', les signatures ne pouvaient pas simplement être jetées, a-t-il relevé. Un quart des paraphes proviennent du Tessin et un autre quart du canton de Zurich.

En décembre dernier, Nenad Stojanovic avait lancé son référendum sur la solution dite 'light' par le biais d'une annonce sur les réseaux sociaux. Entretemps, huit autres contestataires l'avaient rejoint de même que plusieurs comités de citoyens d'horizons très divers.

Solution light

La solution retenue par les Chambres fédérales prévoit des mesures pour tirer parti en priorité du potentiel de main-d'oeuvre indigène. Les patrons ne seront bridés que pour les groupes de profession, domaines d'activité ou régions économiques qui enregistrent un chômage supérieur à la moyenne.

Sous peine d'une amende pouvant atteindre 40'000 francs, les employeurs devront annoncer leurs postes vacants aux services publics de l'emploi et convoquer à un entretien ou un test d'aptitude les candidats sélectionnés par le service. Mais pas besoin de justifier un éventuel refus.

L'échec du référendum dénote que les citoyens sont satisfaits de cette loi, estime Nenad Stojanovic. Mais grâce à cette démarche, elle a acquis plus de légitimité, d'après lui. La loi met en oeuvre l'article constitutionnel sur l'immigration adopté par le peuple le 9 février 2014.

/ATS
 

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