Le PDC peut compter sur le travail de fourmi de 340 ambassadeurs

Le Parti démocrate-chrétien (PDC) a mis en place un réseau de 340 ambassadeurs pour favoriser ...
Le PDC peut compter sur le travail de fourmi de 340 ambassadeurs

Le PDC peut compter sur le travail de fourmi de 340 ambassadeurs

Photo: KEYSTONE/ANTHONY ANEX

Le Parti démocrate-chrétien (PDC) a mis en place un réseau de 340 ambassadeurs pour favoriser la diffusion du message de ses plus de 500 candidats aux élections fédérales du 20 octobre. La démarche permet à ces acteurs de s'engager dans la campagne pour le parti.

'L'idée ressemble un peu à l'action des marcheurs en France qui ont accompagné la campagne à l'élection présidentielle d'Emmanuel Macron en 2017', explique Michaël Girod, coresponsable communication et campagne pour le PDC suisse. Les ambassadeurs bénévoles, qui sont une centaine pour la Suisse latine, suivent l'actualité et mettent en avant les messages.

Présence multiple

'Ils sont là pour démultiplier l'impact des messages, en appui des candidates et des candidats', précise celui qui est aussi le porte-parole du PDC en Suisse romande. Les ambassadeurs ont suivi une formation ad hoc, sont actifs sur les réseaux sociaux, mais aussi sur le terrain (stands, distribution de tracts et récolte de signatures).

Le profil de l'ambassadeur du PDC est une personne plutôt jeune, intéressée par la politique, adepte des réseaux sociaux et qui n'a pas peur d'aller au-devant des citoyens. 'Il s'agit de porter les informations du parti, mais aussi d'en défendre les idées y compris auprès de son entourage familial, amical et professionnel', relève Blaise Fasel, 28 ans.

Cet élu au législatif de la ville de Fribourg a participé par exemple à un débat télévisé sur les coûts de la santé en mars dans l'émission de la RTS Classe politique, avec le conseiller national Benjamin Roduit (PDC/VS). Pour Blaise Fasel, c'est un moyen de s'engager aussi en faveur d'une personnalité que l'on tient en estime.

La voix du centre

Une approche que partage son collègue ambassadeur Simon Murith, 28 ans, également conseiller général à Fribourg. Selon lui, l'idée consiste à côtoyer des conseillers nationaux admirés et de défendre leur travail. De plus, la fonction permet d'échanger avec des ambassadeurs d'autres cantons, ce qui accroît la connaissance du pays.

Simon Murith, en sa qualité de jeune élu communal, se montre critique à l'égard du travail accompli sous la Coupole fédérale durant la législature bientôt écoulée, se référant à l'échec de la loi sur le CO2. Et il en est convaincu: 'C'est la voix du centre qui est à même de trouver des solutions.'

L'engagement en temps est variable, ajoute Simon Murith. 'Cela dépend des semaines'. Ce qui intéresse au final les ambassadeurs, c'est l'émulation qui peut y avoir autour des thèmes de campagne, comment leur donner de la visibilité. 'Ecrire une lettre de lecteur dans un journal ou aller discuter dans le cadre de la Fête de la musique.'

Lancement de campagne

Tant Blaise Fasel que Simon Murith sont candidats au Conseil national pour les élections fédérales d'octobre sur deux des quatre listes de jeunes démocrates-chrétiens (JDC) dans le canton de Fribourg. Samedi, ils étaient présents à Forum Fribourg, à Granges-Paccot, pour assister au congrès estival du PDC suisse.

Le parti a lancé à cette occasion sa campagne nationale. Quatre-vingts des 340 ambassadeurs sur le plan suisse avaient fait le déplacement pour venir écouter les prestations orales de leur président, le conseiller national Gerhard Pfister, et de leur conseillère fédérale Viola Amherd, venus galvaniser les troupes.

/ATS
 

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