Le Ministère public de la Confédération veut transmettre l'enquête

Pour éviter tout risque de partialité, le Ministère public de la Confédération (MPC) ne veut ...
Le Ministère public de la Confédération veut transmettre l'enquête

Le Ministère public de la Confédération veut transmettre l'enquête

Photo: Keystone

Pour éviter tout risque de partialité, le Ministère public de la Confédération (MPC) ne veut pas se prononcer sur les accusations portées contre l'ancien ambassadeur au Kenya, Jacques Pitteloud. Il a demandé la nomination d'un procureur extraordinaire.

Le Ministère public de la Confédération a opté pour ce choix après un examen approfondi du cas, a-t-il fait savoir à l'ats vendredi. Ce sont les autorités de surveillance du Ministère public de la Confédération (AS-MPC) qui, au final, décideront s'il faut nommer ou non un procureur extraordinaire pour cette affaire.

Fin septembre, le Département fédéral de justice et police (DFJP) avait autorisé le MPC à enquêter contre l'ex-diplomate Jacques Pitteloud. Ce dernier est accusé d'avoir proposé à deux Kényans d'abandonner leurs poursuites en Suisse en échange de 50 millions de francs.

Dans un premier temps, le MPC avait refusé d'entrer en matière quant à une possible procédure pénale. Mais les deux hommes d'affaires kényans avaient fait recours. Cette requête a été acceptée par la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral (TPF).

La procédure pénale a ainsi pu suivre son cours. La plainte des deux Kényans contre l'ancien coordinateur des services de renseignements et ex-ambassadeur au Kenya, Jacques Pitteloud, porte sur une tentative de contrainte, abus d'autorité et violation du secret de fonction.

Des SMS douteux

Dans son arrêt, le TPF revient sur un échange de SMS de mai 2014 entre le Valaisan et les deux Kényans après que l'ancien ambassadeur eut présenté son 'offre'. 'J'attends toujours, l'horloge tourne, j'en ai peur', écrit le diplomate. Ou 'Mes partenaires ont accepté de retenir leurs chevaux, le temps de vous laisser évaluer correctement la situation'.

Jacques Pitteloud, lui, ne considère pas ces messages comme des menaces. Pour la Cour des plaintes du TPF en revanche, le fait que l'ambassadeur a fait dépendre l'abandon de la poursuite pénale en Suisse du versement d'une somme d'argent plus que conséquente constitue incontestablement une menace d'un dommage sérieux.

L'ancien diplomate a été entretemps nommé par le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) à la tête de la Direction des ressources qui chapeaute le personnel, les finances et le réseau des représentations à l'étranger.

/ATS


Actualisé le

 

Actualités suivantes