Le Conseil fédéral se prépare à intervenir pour le français

Le Conseil fédéral se prépare à intervenir sur le dossier des langues enseignées à l'école ...
Le Conseil fédéral se prépare à intervenir pour le français

Le Conseil fédéral se prépare à intervenir pour le français

Photo: Keystone

Le Conseil fédéral se prépare à intervenir sur le dossier des langues enseignées à l'école obligatoire. Il a mis mercredi en consultation jusqu'au 14 octobre trois pistes pour assurer une harmonisation au cas où les cantons ignoreraient la stratégie décidée.

Avec la stratégie des langues 2004, les cantons ont approuvé une solution d'harmonisation qui a été reprise dans le concordat HarmoS. Elle est contraignante pour tous les cantons, rappelle le gouvernement.

Les élèves doivent commencer à apprendre une première langue étrangère en 3e primaire au plus tard et une deuxième en cinquième. Au moins l'une des deux doit être une langue nationale.

Or certains cantons alémaniques veulent repousser l'enseignement du français, notamment Thurgovie, Glaris, Zurich et Lucerne. Le Conseil fédéral tient au plurilinguisme et met en discussion trois solutions pour une intervention éventuelle.

La première reprend une initiative parlementaire de la Commission de l'éducation du Conseil national. Elle se limite à l'école primaire et prévoit que l'enseignement de la deuxième langue nationale doit débuter au plus tard en 5e primaire (soit la 7e année HarmoS).

La deuxième variante inscrit la solution du concordat dans la loi. L'enseignement de la première langue étrangère devrait commencer au plus tard en 3e année (5e HarmoS) et celui de la deuxième langue étrangère au plus tard en 5e année (7e HarmoS). L'une de ces deux langues devrait être une deuxième langue nationale et l'autre l'anglais.

Variante préférée

Le Conseil fédéral préfère toutefois la troisième variante. Visant à garantir la place de la deuxième langue nationale, ce modèle prévoit simplement que l'enseignement de la deuxième langue nationale doit débuter au primaire et durer jusqu'à la fin de l'école obligatoire.

Le gouvernement préférerait de toute façon que les cantons trouvent une solution commune.

/ATS


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