Le Conseil d'Etat vaudois ouvre une enquête

Le Conseil d'Etat vaudois a décidé d'ouvrir une enquête interne contre le Service de protection ...
Le Conseil d'Etat vaudois ouvre une enquête

Père incestueux: le Conseil d'Etat vaudois ouvre une enquête

Photo: KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

Le Conseil d'Etat vaudois a décidé d'ouvrir une enquête interne en lien avec le procès d'un père incestueux, dont le jugement tombera jeudi matin. Il s'agira d'établir ce qui n'a pas fonctionné pour éviter une telle affaire.

La conseillère d'Etat Jacqueline de Quattro (PLR) a révélé cette information dans une interview à la télévision publique tessinoise RSI, reprise mercredi soir par la RTS. Il s'agit d''une enquête approfondie visant tout le système étatique qui a été impliqué dans cette affaire', a précisé jeudi à l'ats Philippe Racine, délégué à la communication du Département du territoire et de l'environnement.

Ce père de famille a comparu pour de nombreux et graves abus sur ses enfants, allant du viol à la mise en danger de la vie d'autrui. Le jugement sera rendu jeudi dès 10h30 à Yverdon.

Malgré l'intervention du SPJ et la mise en place d'une curatelle d'assistance éducative pour tous les enfants, dès les années 1997, les enfants ont été maltraités. En plus de traces de coups, il a été constaté qu'ils souffraient de carences affectives, de troubles de socialisation et du langage, ou encore de problème d'alimentation et d’un manque d'hygiène.

Dès leur plus jeune âge, les enfants, nés entre 1996 et 2014, ont régulièrement été frappés. Puis leur père, qui battait et violait déjà sa femme, a commencé à commettre des actes d’ordre sexuel sur une de ses filles lorsqu'elle avait huit ans. Elle a subi des abus réguliers dans la maison familiale, décrite comme un lieu insalubre. Les garçons de la fratrie n’ont pas non plus été épargnés.

L'homme est accusé de multiples infractions, allant du viol à la mise en danger de la vie d'autrui, en passant par l'inceste. La mère est également sur le banc des accusés, notamment pour complicité, violence et manquement au devoir d'éducation.

/ATS
 

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