Lausanne: pose de la première pierre du centre Agora

Près de 300 chercheurs et cliniciens réunis sous un même toit pour lutter contre le cancer ...
Lausanne: pose de la première pierre du centre Agora

Lausanne: pose de la première pierre du centre Agora

Photo: Keystone

Près de 300 chercheurs et cliniciens réunis sous un même toit pour lutter contre le cancer le plus efficacement possible: le centre Agora à Lausanne promet beaucoup. La Fondation ISREC investit 80 millions de francs pour une construction au service des patients.

Le centre Agora est le fruit d'esprits 'visionnaires' qui ont voulu réunir toutes les forces dans la lutte contre le cancer, a déclaré Catherine Labouchère, présidente de la Fondation ISREC. Elle conduisait jeudi la cérémonie de la pose de la première pierre du bâtiment, situé à côté du CHUV.

Agora est 'un très bel exemple de partenariat privé-public', a poursuivi la responsable, qui est aussi députée. La fondation a rassemblé 80 millions de francs pour un projet qui sera en fonction début 2018 et qui a le plein soutien de l'Etat et de ses services.

Au bénéfice des patients

Directeur général du CHUV, Pierre-François Leyvraz s'est félicité de l'installation de ces 300 spécialistes qui discuteront, échangeront et apporteront 'jusqu'au lit des patients' les recherches contre la maladie. L'immunothérapie est 'extrêmement prometteuse'. Elle permet d'espérer 'un bond en avant' dans la lutte contre le cancer.

Des traitements 'plus efficaces', des approches 'plus personnalisées': Agora devrait être 'un outil remarquable pour toutes les recherches au service du patient', selon Pierre-François Leyvraz.

Recherche translationnelle

Agora représente 'une opportunité énorme pour la ville et la région', a souligné le professeur Georges Coukos. Le chef du Département d'oncologie a mis en exergue l'importance de la recherche translationnelle qui doit développer de nouvelles thérapies. Le centre permettra également d'attirer des scientifiques de l'étranger et de former les prochaines générations.

Agora rassemble les compétences que l'on craignait de voir se disperser, a relevé Pierre-Yves maillard, président du gouvernement vaudois. Il s'est félicité du partenariat conclu pour 30 ans avec l'Institut américain Ludwig, qui porte sur 400 millions de francs.

Privé et Etat

'Ce partenariat public-privé est une réussite incroyable', a renchéri le conseiller d'Etat Pascal Broulis. Avec le privé qui apporte les fonds et l'Etat qui débloque les processus en octroyant un droit de superficie au lieu de les bloquer, ceci au service du rayonnement du canton de Vaud.

Le départ à Genève du Human Brain Project (HBP) avait créé 'une crise passagère'. Avec Agora, 'le rayonnement du canton de Vaud s'y retrouve merveilleusement'. La fondation est 'exonérée fiscalement, mais cet argent ne disparaît pas, il est réinvesti', a insisté le grand argentier vaudois.

Visibilité mondiale

'Tout est non droit' dans le futur bâtiment, a expliqué Francis-Luc Perret, directeur de la Fondation ISREC, à propos de l'architecture du centre. Il a fallu excaver 50'000 m3 dans la mollasse et 'conquérir ce site'. L'enveloppe extérieure sera 'une des plus subtiles et une des plus coûteuses au mètre carré'.

L'architecture d'Agora est 'inspirante' et procurera du 'plaisir à travailler ensemble'. Selon Francis-Luc Perret, le centre donnera en outre 'une visibilité à l'échelle mondiale de ce qui se fait à Lausanne'.

/ATS


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