La guerre hybride demande des réponses locales, selon l'OTAN

De plus en plus de pays vivent dans un état de guerre 'hybride', a souligné au Forum économique ...
La guerre hybride demande des réponses locales, selon l'OTAN

La guerre hybride demande des réponses locales, selon l'OTAN

Photo: Keystone

De plus en plus de pays vivent dans un état de guerre 'hybride', a souligné au Forum économique mondial (WEF) Jens Stoltenberg, secrétaire général de l'OTAN. Selon lui, la sécurité globale passera désormais par l'autonomisation des forces locales.

Les agents de cette guerre hybride ne sont pas seulement les terroristes, mais aussi des Etats, a renchéri à Davos (GR) le ministre de la défense américain Ashton Carter. Certes, la technologie permet à un nombre de plus en plus restreint de personnes de causer de plus de plus de dommages.

Pour le patron de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN), 'cela signifie que nous devons nous adapter'. Concrètement, améliorer la surveillance et renforcer les services de renseignements, afin d'être en mesure d'affronter les agressions d'un nouveau type, comme les cyberattaques.

Mais la nouvelle stratégie de sécurité globale mise surtout sur l'aide à l'auto-assistance. Ainsi, en Afghanistan, l'OTAN a déployé 12'000 militaires pour assister les forces locales à prendre en main leur propre sécurité. 'Nous soutenons également l'entraînement en Irak et en Jordanie', a rappelé M. Stoltenberg.

L'exemple afghan

L'Afghanistan illustre bien à quoi peut ressembler la guerre hybride. Présent sur le podium davosien, le président afghan Ashraf Ghani n'a pas manqué d'honorer l'engagement des troupes américaines, qui paient aussi sur place un lourd tribut humain.

'Mais il manque une dimension locale', a relevé M. Ghani. Il a réitéré son voeu de voir créer une coalition entre les pays de la région.

'Notre plus grande faiblesse est celle de nos marchés', a encore ajouté Ashraf Ghani. Pour lui, la prospérité est la base du combat contre le terrorisme.

Le président en a aussi appelé à remettre la population au centre, ce qui passe par l'inclusion des femmes. Fustigeant l'inefficience des institutions officielles de son pays, il est conscient que 'Kaboul doit nouer le dialogue avec les gens'.

Défi en Mer de Chine

Tharman Shanmugaratnam, vice-Premier ministre de Singapour, s'inquiète lui aussi pour la cohésion en Asie du Sud. Et d'évoquer notamment les menaces que peuvent représenter une poignée d'extrémistes ou encore les risques géopolitiques du côté de la Mer de Chine.

'La Chine n'est pas la seule à avoir des prétentions militaires que nous n'acceptons pas', a commenté M. Carter. Il voit la Chine s'engager dans un 'comportement d'auto-exclusion'. Les Etats-Unis s'efforcent pour leur part de développer de nouvelles relations avec les nations de la région, notamment le Japon, les Philippines ou l'Inde.

/ATS


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