La direction de la FIFA devrait s'en aller, selon Swiss Olympic

La FIFA aurait besoin d'un nouveau départ, avance Jörg Schild, le président de Swiss Olympic ...
La direction de la FIFA devrait s'en aller, selon Swiss Olympic

La direction de la FIFA devrait s'en aller, selon Swiss Olympic

Photo: Keystone

La FIFA aurait besoin d'un nouveau départ, avance Jörg Schild, le président de Swiss Olympic. Pour le Bâlois, malgré les actions coups de poing de la justice américaine et suisse mercredi dernier, la FIFA n'en a pas encore fini avec les affaires de corruption.

'Je ne ferai aucun reproche à Sepp Blatter sur le fait d'avoir été réélu,' a relevé le président de Swiss Olympic et ancien conseiller d'Etat bâlois (PLR) sur les ondes de la radio alémanique SRF samedi. 'Je ne sais pas qui aurait pu occuper ce poste et procéder à un grand nettoyage.'

'Je vois une autre solution, mais ce n'est pas moi qui décide', a-t-il poursuivi. 'Dans une entreprise, gérée après tant d'années par les mêmes personnes, il n'y avait probablement qu'une seule chose à faire: un renouvellement radical et total du staff de direction.'

Les faits reprochés à la FIFA n'ont rien de nouveau. 'Je ne tiens pas à offenser Sepp Blatter, mais étant en place depuis si longtemps, il aurait déjà pu régler un ou deux problèmes.' Avant de relever que le Valaisan a aussi fait beaucoup de bien à l'organisation, qui se porte beaucoup mieux financièrement.

Quelques moutons noirs

Le Bâlois se veut aussi nuancé: pour lui, malgré le scandale qui a éclaté à la FIFA, le nombre de 'moutons noirs' reste relativement faible. 'De nombreuses associations ici ou à l'étranger sont propres, a-t-il souligné: c'est comme dans chaque club ou dans chaque société: la majorité souffre des écarts de quelques brebis galeuses.'

Mais la mauvaise réputation des grandes organisations sportives a aussi joué des tours en Suisse. Et de revenir sur le refus des Grisonnais d'accueillir les Jeux olympiques d'hiver en 2022. Mais si ce n'est pas le seul élément qui a changé la donne, il a indéniablement joué un rôle, selon l'ancien politicien.

Pas de nouvelle autorité de surveillance nécessaire

Il n'est pourtant pas favorable à l'idée de faire de l'Office fédéral du sport l'autorité de surveillance des fédérations sportives internationales, une proposition qu'a faite l'expert bâlois Mark Pieth. Les autorités judiciaires, dont disposent la Suisse, sont suffisantes.

De son côté, Swiss Olympic a établi son propre code de conduite. Il prévoit par exemple que les cadeaux, dont la valeur dépasse un certain montant, sont donnés à des organismes de bienfaisance.

Jörg Schild est président de Swiss Olympic depuis 2006. L'organisation faîtière compte 84 associations membres, formées de plus de 20'000 clubs et de 1,6 million de sportifs.

/ATS


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