L'homme qui avait tiré sur sa nièce devra suivre un traitement

L'homme de 50 ans qui a tiré avec un fusil d'assaut sur sa nièce de 25 ans devra suivre un ...
L'homme qui avait tiré sur sa nièce devra suivre un traitement

L'homme qui avait tiré sur sa nièce devra suivre un traitement

Photo: Keystone

L'homme de 50 ans qui a tiré avec un fusil d'assaut sur sa nièce de 25 ans devra suivre un traitement en milieu fermé, a décidé mardi le Tribunal correctionnel de Genève. Le verdict retient la responsabilité fortement restreinte de l'accusé.

Les juges ont reconnu coupable le prévenu de tentative d'assassinat. Ils ont prononcé à son encontre une peine de prison de 5 ans, mais l'ont suspendue au profit d'une mesure institutionnelle. Le jugement relève que l'accusé a tout mis en oeuvre pour tuer sa nièce et ce n'est que par miracle que la jeune femme a survécu.

L'acte était prémédité. Le prévenu a munitionné deux armes de guerre et a attendu sa nièce pendant plusieurs heures dans l'appartement qu'il partageait avec elle. Lorsqu'elle a ouvert la porte d'entrée, il a fait feu avec un fusil d'assaut 90 de l'armée suisse, dont le curseur avait été placé en mode rafale.

Mobile flou

La jeune femme a été atteinte par 14 balles et portera des séquelles toute sa vie. Elle marche encore aujourd'hui à l'aide d'une canne et ne peut plus écrire de la main droite. L'accusé n'a pas pu expliquer lors de son procès les raisons qui l'ont poussé à un tel déchaînement de violence envers sa nièce.

Le Tribunal correctionnel, dans son jugement, s'est appuyé sur les expertises psychiatriques pour tenter de trouver ce qui a motivé le prévenu à commettre l'irréparable. Selon les juges, l'accusé a été mû par la jalousie de voir sa nièce réussir mieux sa vie que lui et par la peur de la voir quitter l'appartement familial.

Le prévenu s'est servi de munitions de guerre qui causent de grands dommages. Il s'en est pris à sa nièce qui avait une entière confiance en lui, a souligné le Tribunal correctionnel. La prise de conscience de l'accusé est faible, mais elle est altérée par les troubles narcissiques et paranoïdes dont il souffre.

Partie plaignante satisfaite

Philippe Juvet, l'avocat de la jeune femme, s'est dit satisfait du verdict rendu par le tribunal. L'important, à ses yeux, était de reconnaître la responsabilité même restreinte du prévenu et de l'obliger à suivre un traitement en milieu fermé. La défense, qui avait plaidé l'irresponsabilité, se garde le droit de recourir.

/ATS
 

Actualités suivantes

Articles les plus lus