L'harmonisation de l'école bien avancée, selon les cantons

L'école obligatoire n'a jamais été aussi harmonisée en Suisse qu'aujourd'hui. C'est le bilan ...
L'harmonisation de l'école bien avancée, selon les cantons

L'harmonisation de l'école bien avancée, selon les cantons

Photo: Keystone

L'école obligatoire n'a jamais été aussi harmonisée en Suisse qu'aujourd'hui. C'est le bilan qu'ont tiré mercredi les directeurs cantonaux de l'instruction publique neuf ans après avoir commencé à mettre à niveau les modalités scolaires dans les 26 cantons.

Dans tous les domaines à part celui des langues, les cantons ont mis leurs pendules à l'heure. A partir de l'année scolaire 2015/2016, 17 cantons représentant ensemble 87% de la population introduiront deux années d'école enfantine obligatoire. Tous les cantons romands sont concernés. Dans onze autres, les parents auront le choix, a indiqué la Conférence des directeurs de l'instruction publique (CDIP) dans un communiqué.

Dès septembre prochain également, le degré secondaire I durera pour la première fois trois ans dans tous les cantons alémaniques et romands. Dans 20 cantons où vit 94% de la population, l'école commencera à 4 ans révolus, ce qui avancera selon le canton de quelques mois l'âge d'entrée pour certains enfants.

Côté programme, les cantons se sont dotés ces dernières années des instruments nécessaires à une harmonisation. Le concordat HarmoS définit la formation de base et la CDIP a adopté, en juin 2011, des objectifs nationaux de formation pour quatre domaines disciplinaires.

Quelques accrocs pour les langues

Ces objectifs se retrouvent en Suisse romande dans le Plan d’études romand (PER) qui est déjà appliqué. Outre-Sarine, les cantons alémaniques se prononcent actuellement chacun sur l'introduction du Lehrplan 21.

Le domaine de l'enseignement des langues reste un cas à part. Dans plusieurs cantons alémaniques, le français est remis en question, l'anglais étant privilégié comme seule langue à enseigner à l'école primaire. Certains décalages persisteront quelque temps encore, pronostique la CDIP.

Mais de manière globale, les directeurs estiment qu'il n'y a pas matière actuellement à une intervention de la Confédération dans le domaine de l'école. Cela doit rester du ressort des cantons, insiste la CDIP, conformément à la constitution. Dans les récents désaccords apparus sur la question des langues, le ministre de l'intérieur Alain Berset avait menacé d'intervenir si l'enseignement d'une langue nationale en primaire devait être sacrifié.

/ATS


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