L'UDC veut réagir à la décision de la BNS par la dérégulation

A l'assemblée des délégués de l'UDC à Locarno (TI), le président du parti Toni Brunner a livré ...
L'UDC veut réagir à la décision de la BNS par la dérégulation

A l'assemblée des délégués de l'UDC à Locarno (TI), le président du parti Toni Brunner a livré samedi ses recettes pour éviter des dégâts à la place économique suisse. Selon lui, il faut miser sur la dérégulation, une politique migratoire plus stricte et un marché du travail plus flexible.

Dans son discours d'ouverture, M. Brunner a mis l'accent sur la décision de la Banque nationale suisse (BNS) de supprimer le taux plancher de l'euro. Il a plaidé pour que la Suisse s'aide elle-même. Pour lui, cette démarche consiste en une 'dérégulation résolue', afin que l'économie suisse puisse se défendre sur le plan international, même avec un franc fort.

C'est la raison pour laquelle le comité central de l'UDC a décidé vendredi de charger la direction du parti de prendre contact avec le PLR et le PDC, a expliqué Toni Brunner. Ceci pour procéder à une 'simplification administrative' et pour réduire de manière générale la surréglementation.

Selon le conseiller national st-gallois, la surréglementation concerne surtout les droits de la douane, de la construction et de l'environnement. Pour lui, il faut complètement renoncer à la Stratégie énergétique 2050. Le travail en Suisse ne doit pas être renchéri par des taxes et des impôts nouveaux ou augmentés, exige-t-il.

Oui clair au Gothard

Lors de leur assemblée, les délégués de l'UDC ont plébiscité le second tunnel routier au Gothard, combattu par référendum. Ils ont soutenu le projet par 285 voix contre six.

Les délégués ont soutenu, par 144 voix contre 96, l'initiative populaire du PDC en faveur des familles, en votation le 8 mars. Les démocrates du centre avaient rejeté ce texte au Parlement, mais ils comptent maintenant 40 conseillers nationaux dans le comité du 'oui'.

Les délégués ont par contre balayé l'initiative populaire des Vert'libéraux 'Remplacer la taxe sur la valeur ajoutée par une taxe sur l'énergie'. Ce texte, en votation le 8 mars, n'a obtenu qu'une voix en sa faveur. Vendredi, le comité central l'avait déjà rejeté à l'unanimité.

'L'énergie devient le privilège d'une élite', a averti le conseiller national tessinois Pierre Rusconi. Pour remplacer intégralement les recettes provenant de la TVA, il faudrait augmenter excessivement les taxes sur l'énergie.

/ATS


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