L'UDC reçoit une gifle avec son initiative dite de mise en oeuvre

Une gifle, une claque: la presse romande est unanime à relever l'échec sec et sonnant de l'UDC ...
L'UDC reçoit une gifle avec son initiative dite de mise en oeuvre

L'UDC reçoit une gifle avec son initiative dite de mise en oeuvre

Photo: Keystone

Une gifle, une claque: la presse romande est unanime à relever l'échec sec et sonnant de l'UDC avec son initiative sur les criminels étrangers. Si elle salue un sursaut de la société civile, elle pointe déjà les prochains textes de la formation de Christoph Blocher.

En rejetant par 58,9% l'initiative dite de 'mise en oeuvre' à l'initiative de l'UDC sur le renvoi des criminels étrangers acceptée en 2010, les Suisses ont préféré 'la voie de la sagesse à la pyrotechnie politique', écrit Le Temps. Ils ont donné un 'sévère retour de bâton au berger nationaliste qui veut trier les moutons', surenchérit le Quotidien Jurassien.

'La négation de l'Etat de droit' et de ses principes fondamentaux, la proportionnalité et la séparation des pouvoirs, qu'aurait instaurée le texte de l'UDC en se substituant au Parlement et aux juges, ont révolté la population, note 24 Heures.

Pas même 'les mensonges', 'les tripatouillages des faits' ou encore les 'dérapages racistes et machistes' des représentants du parti nationaliste conservateur lors de la campagne électorale n'ont trompé les citoyens, relèvent à l'unisson Le Courrier et Le Temps. La 'supercherie de l'UDC' a été détectée et 'l'état de droit est sauf', souligne La Tribune de Genève.

Les erreurs de l'UDC

Le quotidien genevois relève que la direction du parti, 'enivrée par ses succès' aux élections législatives fédérales de 2015, a fait des erreurs. En se dressant seule contre les élites et les autorités officielles, l'UDC a été 'prise à son propre piège'. Les stratèges de la formation 'n'ont pas senti d'où le vent soufflait', malgré un contexte international favorable, avec les attentats de Paris, la crise migratoire et les agressions du Nouvel An à Cologne notamment, abondent 24 Heures et Le Temps.

'L'UDC n'est pas le seul porte-parole du peuple', remarque La Liberté, pour qui le peuple veut un équilibre des pouvoirs. A l'instar de L'Agefi, les commentateurs relèvent la mobilisation 'remarquée' de tous les acteurs suisses contre l'initiative, allant du Conseil fédéral à la société civile, en passant par les milieux économiques. 'Un sursaut citoyen', applaudit encore le journal fribourgeois.

Cette 'mobilisation exceptionnelle', cette 'campagne acharnée mais transparente' et le travail d'information sur le terrain ont payé, remarquent 24 Heures et Le Temps. Mais prudence, dit Le Courrier, L'effort doit se poursuivre, ajoutent les commentateurs, pointant les prochains objectifs de l'UDC, visant les 'juges étrangers' et l'asile.

Le parti a perdu un peu de crédibilité, mais ne ressort pas affaibli du scrutin et son message anti-étrangers reste porteur, avertit la Tribune de Genève. Il a d'ailleurs encore une fois dicté l'agenda politique pendant des semaines et a réussi le 'tour de passe-passe de faire revoter le peuple sur un sujet déjà accepté en votation', souligne Le Nouvelliste.

/ATS


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