L'EPFL participe à la construction d'un télescope géant

L'EPFL va participer à la construction du plus grand radiotélescope jamais élaboré. Baptisé ...
L'EPFL participe à la construction d'un télescope géant

L'EPFL participe à la construction d'un télescope géant

Photo: KEYSTONE/EPA/GEORGI LICOVSKI

L'EPFL va participer à la construction du plus grand radiotélescope jamais élaboré. Baptisé 'Square Kilometre Array' (SKA), le projet implique treize pays et doit permettre de percer certains mystères de l'univers.

Ce télescope géant est l'un des outils scientifiques 'les plus ambitieux du XXIe siècle', affirme lundi l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) dans un communiqué. Elle explique qu'elle a accédé au comité d'organisation et qu'elle sera chargée de coordonner les contributions de la communauté scientifique suisse au projet.

Le SKA sera construit ces prochaines années sur deux sites: en Afrique du Sud avec 130 antennes de 15 mètres de diamètre et en Austalie avec 130'000 antennes de type TV. 'Grâce à cette installation, certains des grands mystères de l'univers pourront être étudiés en détails', promet l'EPFL.

Ondes radio

Le SKA est conçu pour détecter des ondes radio émanant des objets célestes, soit le même type d'émissions utilisées par exemple par les smartphones. Il se distinge ainsi de la plupart des téléscopes qui se basent sur la lumière visible.

'Ce nouveau télescope haute performance va nous offrir une nouvelle vision de l'univers', note Jean-Paul Kneib, directeur du Laboratoire d'astrophysique de l'EPFL. 'Le SKA pourra par exemple repérer des systèmes planétaires en formation, des galaxies entourées de gaz d’hydrogène, ou encore des trous noirs présents au centre de galaxies situées à des milliards d’années-lumière', explique-t-il, cité dans le communiqué.

Le comité d'organisation du SKA, dont fait désormais partie l'EPFL, doit superviser la conception du télescope jusqu'à l'achèvement de sa transition en observatoire international. Celle-ci devrait avoir lieu courant 2020.

L'EPFL puis la Suisse

L'adhésion de l'EPFL doit profiter 'à toute la communauté scientifique suisse et ouvrira de nouvelles perspectives aux entreprises', note Xavier Reymond, directeur du secteur Organisations internationales de recherche du Secrétariat d'Etat à la formation.

Après l'EPFL, la Suisse pourrait devenir membre à part entière du comité d'organisation du SKA. Un premier débat a été lancé récemment au Parlement, souligne la haute école lausannoise.

Plusieurs membres de la communauté académique suisse sont impliqués dans le projet, sous l'égide de l'EPFL. Il s'agit notamment des Universités de Genève, Zurich et Berne, de l'EPFZ à Zurich, du Swiss National Supercomputing Centre (CSCS), de la Haute école spécialisée du nord-ouest de la Suisse (FHNW) ou du Planétarium du Musée des transports de Lucernre.

/ATS
 

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