L'EPFL et l'Uni Berne à la pointe sur l'intelligence artificielle

Le fonctionnement du cerveau intéresse particulièrement le monde informatique. Or des chercheurs ...
L'EPFL et l'Uni Berne à la pointe sur l'intelligence artificielle

L'EPFL et l'Uni Berne à la pointe sur l'intelligence artificielle

Photo: Keystone

Le fonctionnement du cerveau intéresse particulièrement le monde informatique. Or des chercheurs de l'EPFL et de l'Université de Berne ont créé une simulation de certains types de prise de décision complexe.

Cette recherche dépasse les travaux antérieurs qui se limitaient à une seule étape décisionnelle sans tenir compte de l'expérience acquise. Les modèles et logiciels de simulation de l'esprit humain n'en sont pas à leur coup d'essai, rappelle lundi l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) dans un communiqué.

De nombreuses simulations ont déjà été réalisées mais elles ne portaient que sur des prises de décision de type markovien, soit dépendant entièrement de l'état actuel des choses.

L'équipe dirigée par Michael Herzog de l'Institut Brain Mind de l'EPFL et Walter Senn de l'Uni BE a développé la première simulation biologiquement plausible qui maîtrise la prise de décision non markovienne. Soit des décisions plus complexes qui intègrent d'autres facteurs comme des contraintes externes ou des décisions antérieures.

Deux tests ont été soumis à des humains et des ordinateurs. Les chercheurs y ont également soumis une simulation de cerveau avancée appelée 'réseau de neurones impulsionnels'. Les résultats ont permis de tirer quelques conclusions importantes pour les systèmes d'intelligence artificielle.

Premiers pas

La prise de décision humaine est aussi performante que les modèles informatiques les plus sophistiqués actuels dans des conditions non markoviennes, relèvent les chercheurs. D'autre part, l'ordinateur qui dispose d'une mémoire absolue, n'est pas influencé par des instructions données de manière reportée, contrairement aux humains. Enfin, les modèles de neurones impulsionnels décrivaient très bien les performances humaines.

Pour Michael Herzog, ces résultats sont très encourageants bien qu'il faille rester encore prudent. La prise de décision complexe est un domaine difficile pour les modèles informatiques. Mais cette étude a permis de mieux comprendre le cerveau humain et d'avancer sur le chemin de la simulation, selon le scientifique.

Les résultats ont été présentés dans la revue PLoS One d'avril dernier.

/ATS


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