Inculpation des trois individus suspectés d'une agression sauvage

Les trois individus soupçonnés d'avoir participé à l'agression sauvage de cinq jeunes femmes ...
Inculpation des trois individus suspectés d'une agression sauvage

Inculpation des trois individus suspectés d'une agression sauvage

Photo: KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

Les trois individus soupçonnés d'avoir participé à l'agression sauvage de cinq jeunes femmes, le mois dernier à Genève, ont été mis en examen pour tentative d'homicide et violences aggravées, a communiqué mercredi le Parquet du procureur de la République d'Annecy.

Les suspects, de nationalité française, habitant la région de Thonon-les-Bains (Haute-Savoie) et âgés de 20 à 25 ans, ont été placés détention provisoire. Devant le juge d'instruction, ils ont reconnu avoir assisté à une partie des faits, mais ont contesté formellement avoir donné des coups.

Les témoignages recueillis par les enquêteurs sur place ainsi que les premières investigations ont cependant conduit le juge d'instruction à considérer qu'il existait, à l'encontre de ces trois personnes, 'des indices graves ou concordants rendant vraisemblable leur implication'.

D'autres personnes recherchées

A ce stade de la procédure, plusieurs autres agresseurs présumés 'sont toujours en fuite et activement recherchés'. Les trois individus qui ont été interpellés et placés en détention provisoire sont déjà connus de la justice pour diverses infractions, ont encore précisé les services du procureur d'Annecy.

Les cinq jeunes femmes avaient été agressées par un groupe de plusieurs individus à la sortie d'une boîte de nuit située en Vieille-Ville de Genève, le 8 août, vers cinq heures du matin. Les victimes avaient été frappées 'avec une extrême violence', selon les mots du Parquet.

Trois des jeunes femmes avaient été hospitalisées et l'une était même tombée dans le coma pendant plusieurs jours. Selon la Tribune de Genève, qui a interrogé son avocat genevois Robert Assaël, la malheureuse ne se souvient de rien et n'a toujours pas pu reprendre son travail.

Les auteurs présumés étant de nationalité française, la procédure a été confiée aux autorités françaises, Paris n'extradant pas ses ressortissants. Cette agression avait choqué la Suisse par sa sauvagerie. Des manifestations avaient été organisées à travers le pays pour demander que cessent les violences faites aux femmes.

/ATS
 

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