Immigration: Berne n'a pas de temps à perdre (Schneider-Ammann)

Le président de la Confédération Johann Schneider-Ammann a rencontré vendredi son homologue ...
Immigration: Berne n'a pas de temps à perdre (Schneider-Ammann)

Immigration: Berne n'a pas de temps à perdre (Schneider-Ammann)

Photo: Keystone

Le président de la Confédération Johann Schneider-Ammann a rencontré vendredi son homologue européen, Jean-Claude Juncker, à Bruxelles. La mise en oeuvre rapide de l'initiative contre l'immigration de masse était au coeur des discussions.

'Il est absolument nécessaire que le dialogue se poursuive sans interruption. Le temps presse', a déclaré le ministre de l'économie à cette occasion. Il a ajouté que la rencontre s'était déroulée sur un ton ouvert et constructif.

'Dans leurs échanges, les deux hommes ont souligné l'intérêt commun à la Suisse et à l'Union européenne (UE) de consolider la voie bilatérale', a pour sa part indiqué le Département fédéral de l'économie (DEFR) dans un communiqué. Ils vont poursuivre leurs discussions en ce sens, le but étant de trouver une solution le plus vite possible.

Terrain bien préparé

Alors présidente de la Suisse, Simonetta Sommaruga avait présenté, en décembre, à Bruxelles le projet de loi du Conseil fédéral concernant la mise en oeuvre de la nouvelle disposition relative à l'immigration.

La cheffe de la justice et de la police a 'très bien préparé le terrain', relève M. Schneider-Ammann. Comme dans une course de relais, le témoin lui est désormais transmis, remarque-t-il. 'Je ferais de mon mieux'.

La proposition du gouvernement sera soumise au Parlement, au début du mois de mars. La première chambre à délibérer sur cet objet le fera probablement lors de la session d'été et la seconde lors de celle d'automne. Le responsable du DEFR a profité de sa visite pour rappeler ce calendrier à l'UE.

La solution du gouvernement privilégie la mise en place d'une clause de sauvegarde qui respecte à la fois la Constitution et l'accord sur la libre circulation des personnes. En cas d'échec devant le législatif, les sept sages proposent d'introduire une clause de sauvegarde unilatérale dans la loi fédérale sur les étrangers.

Les deux interlocuteurs n'ont pas évoqué l'éventuelle réaction de Bruxelles si la Suisse appliquait une clause de sauvegarde de manière unilatérale. L'UE a déjà répété à plusieurs reprises qu'elle ne l'accepterait pas.

Suite en mars

Et le Royaume-Unis, qui critique la politique d'asile de l'UE, problème prioritaire dans l'agenda de Bruxelles, risque de retarder la survenue d'une solution. Mais Johann Schneider-Ammann se refuse à faire un lien entre ces deux affaires. Pour lui, il s'agit de deux dossiers différents.

Jeudi déjà, lors d'une entrevue à La Haye avec son homolgue néerlandais Bert Koenders, le chef de la diplomatie suisse Didier Burkhalter avait indiqué qu'il souhaitait discuter d'une solution conjointe avec l'UE après le mois de mars.

/ATS


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