Haut-Valais: première naissance d'un petit gypaète barbu

Le Haut-Valais accueille pour la première fois un petit gypaète barbu. L'oisillon a vu le jour ...
Haut-Valais: première naissance d'un petit gypaète barbu

Haut-Valais: première naissance d'un petit gypaète barbu

Photo: Keystone

Le Haut-Valais accueille pour la première fois un petit gypaète barbu. L'oisillon a vu le jour à la mi-mars sur les hauteurs de Loèche-les Bains. A la même période, deux autres gypaètes sont nés à Derborence (VS).

'L'oisillon né à Loèche-les-Bains est nourri par un trio de gypaètes', a indiqué à l'ats Michael Schaad, coordinateur régional pour la Suisse occidentale de la fondation Pro Gypaète. Le trio est constitué d'un mâle et d'une ou deux femelles.

Le sexe du troisième adulte n'a pas pu être déterminé, précise Michael Schaad, revenant sur une information parue vendredi dans le 'Walliser Bote'. Cette configuration en trio n'est pas inhabituelle chez le plus grand rapace de Suisse: Dans la plupart des cas, deux mâles et une femelle s'occupent d'une couvée.

Il faut dire qu'à trois, il est plus facile de trouver de la nourriture pour le jeune. 'On peut aussi supposer que les deux mâles s'investissent ensemble, ne sachant pas vraiment qui est le père de la couvée en question', relève Michael Schaad. A Derborence, cas plus rare, un mâle et deux femelles forment le trio.

Long voyage initiatique

Si tout va bien, dans le courant du mois de juillet, les trois jeunes gypaètes barbus du Valais s'envoleront du nid. Ils bénéficieront encore quelque temps de la surveillance des adultes avant d'entreprendre, durant six à sept ans, une espèce de voyage initiatique.

S'ils survivent, les rapaces auront alors atteint l'âge de la maturité sexuelle et seront prêts à se sédentariser et à nicher. En couple (ou en trio), ils construiront une aire pouvant mesurer plus de deux mètres de diamètre. Puis, si tout va bien, les femelles pondront deux oeufs par année, mais seulement un jeune survivra.

Quatorze couples ou trios

Le mâle identifié à Loèche-les-Bains s'appelle Diana Valais. Il a été relâché en 1998 dans les Grisons, dans le cadre du programme de réintroduction qui a débuté dans les Alpes suisses en 1991.

La première naissance en pleine nature en Suisse a eu lieu seulement en 2007. C'était à Derborence, où jusqu'en 2014, sept jeunes se sont envolés avec succès.

Actuellement, on estime à quatorze le nombre de couples (ou trios) de gypaètes barbus établis en Suisse, précise Michael Schaad. Douze d'entre eux sont en train de nicher.

/ATS


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