Feux éblouissants de beauté, mais parfois dangereux pour la santé

Le Centre d’information pour la prévention des incendies (CIPI), le BPA et la Suva rappellent ...
Feux éblouissants de beauté, mais parfois dangereux pour la santé

Feux éblouissants de beauté, mais parfois dangereux pour la santé

Photo: KEYSTONE/PATRICK HUERLIMANN

Le Centre d’information pour la prévention des incendies (CIPI), le BPA et la Suva rappellent mardi les mesures de précaution pour que la Fête nationale se déroule en toute sécurité. L’usage de feux d’artifice n’est en effet pas sans danger.

'Quelque 105 personnes se blessent chaque année avec des engins pyrotechniques aux alentours du 1er août', précisent le CIPI, le BPA et la Suva dans un communiqué. Les accidents impliquant des enfants ne sont pas inclus dans cette statistique, car il n’existe aucun chiffre à ce propos.

En Suisse, les feux d’artifice sont classés en quatre catégories de dangerosité. En cas d'achat, il faut donc commencer par se renseigner auprès des vendeurs, puis lire le mode d’emploi.

Puis, lors de l'utilisation, se rappeler que la température d’allumage d’un simple feu de Bengale dépasse déjà les 400 °C. L’inattention et la négligence sont les causes principales d’accident. Il est recommandé d'avoir de l’eau à proximité pour éteindre un feu ou refroidir des brûlures.

Précautions d'usage

En fonction de l’engin pyrotechnique, il faut respecter une distance de sécurité de 40 à 200 mètres par rapport aux bâtiments, aux champs et aux lisières de forêt. Il est interdit d’allumer des feux d’artifice à proximité d’autres personnes.

Fermer les lucarnes, les fenêtres et les portes est également important. Puis, en cas de ratés, il faut attendre dix minutes avant de s'en approcher, les asperger d’eau et ne tenter en aucun cas un second allumage. Par ailleurs, les fusées doivent être allumées depuis une bouteille ou un tuyau solidement ancrés dans le sol, et ne pas être directement plantées dans le sol.

Il est de plus absolument nécessaire de respecter les éventuelles interdictions de faire du feu décrétées par les autorités. Une vue d’ensemble nationale est disponible sur le site de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV).

Poussières fines

Des dangers plus insidieux guettent également les amateurs d'engins pyrotechniques. Parmi les 1800 tonnes de feux d’artifice vendues chaque année, près de 25 % d’éléments pyrotechniques emballés dans du bois, du carton, du plastique ou de l’argile dégagent 320 tonnes de poussières fines dans l’atmosphère, ce qui représente 2 % des émissions annuelles en Suisse.

La fumée et les poussières fines occasionnent des troubles respiratoires et des toux chez les personnes sensibles, notamment lorsqu’il n’y a pas de vent, rappelle l'OFEV. Les feux d’artifice publics sont moins problématiques, car ils sont limités dans le temps, et la fumée se disperse au-dessus et à distance du public. Par contre, les émissions des feux d’artifice plus petits allumés par les particuliers ont un impact plus direct et durable sur la santé.

Nuisances sonores

Les feux d’artifice font d'autre part souvent beaucoup de bruit et peuvent occasionner des dommages auditifs irréversibles chez les personnes se trouvant à proximité. Il faut donc respecter la distance de sécurité minimale précisée sur l’emballage.

Le bruit est également nuisible pour les animaux. Selon l'association Quatre Pattes, si les chats peuvent habituellement aller et venir à leur guise, il est préférable de les empêcher de sortir ce jour-là, afin d’éviter qu’ils ne s'enfuient en état de panique. Les protecteurs de la nature conseillent par conséquent de faire la dernière promenade en début de soirée, pour éviter les moments les plus bruyants.

La protection suisse des animaux (PSA) rappelle que les animaux entendent mieux que les êtres humains et réagissent par la panique et la fuite aux détonations. Cela vaut également pour les animaux de rente et les bêtes sauvages.

/ATS
 

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