Erasmus: la Suisse accueille de moins en moins d'Européens

Depuis que la Suisse est considérée comme un pays tiers dans le programme d'échanges Erasmus+ ...
Erasmus: la Suisse accueille de moins en moins d'Européens

Erasmus: la Suisse accueille de moins en moins d'Européens

Photo: Keystone

Depuis que la Suisse est considérée comme un pays tiers dans le programme d'échanges Erasmus+, le nombre d'étudiants européens a chuté dans les hautes écoles helvétiques. En revanche, les Suisses ne rechignent pas à se rendre dans les universités de l'UE.

Le Conseil fédéral tire ce bilan, sans l'étayer avec des chiffres, dans une réponse à une interpellation du conseiller aux Etats Felix Gutzwiller (PLR/ZH) parue lundi. Au début du mois, l'Université de Lausanne a confirmé cette tendance. Les étudiants de l'UNIL n'ont jamais été aussi nombreux à partir à l'étranger, alors que le nombre d'élèves étrangers en séjour à Lausanne a baissé d'environ 10% en 2014.

Le statut de la Suisse comme pays tiers a eu d'autres conséquences. Ainsi, les organisations helvétiques ne peuvent plus assumer de fonctions de coordination et la plupart des projets de coopération émanant d'auteurs de projets suisses ont été retirés. La Suisse n'est en outre plus représentée dans les comités stratégiques, mais uniquement dans quelques groupes de travail techniques.

Le changement de statut signifie une charge de travail supplémentaire, tout particulièrement pour les hautes écoles impliquées, relève le gouvernement. Néanmoins, pour lui, la solution transitoire visant à garantir la continuité des activités suisses a aussi des effets positifs.

'Horizon 2020'

La Suisse a plus de flexibilité dans le choix de ses priorités et les moyens dépensés correspondent à la participation effective, ce qui ne serait pas forcément le cas lors d'une nouvelle association à part entière comprenant un montant fixe à verser à l'UE.

Quant au programme de recherche 'Horizon 2020', l'incertitude qui a régné en 2014 à l'égard du statut de la Suisse a diminué l'attrait des partenaires helvétiques. Leur participation, considérée comme un risque dans de nombreux projets, a été limitée. Le statut d'Etat tiers a pour conséquence que la Suisse ne touche plus aucun financement direct de l'UE.

/ATS


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