Encore des efforts à faire dans la déclaration des fourrures

Les magasins de fourrure ont encore des efforts à faire sur la déclaration des produits qu'ils ...
Encore des efforts à faire dans la déclaration des fourrures

Encore des efforts à faire dans la déclaration des fourrures

Photo: Keystone

Les magasins de fourrure ont encore des efforts à faire sur la déclaration des produits qu'ils vendent. Un des problèmes vient du fait qu'ils doivent collecter les informations à l'étranger.

Depuis mars 2014, les fourrures et autres produits de pelleterie doivent être munis d'une déclaration précisant la provenance et l'animal. Cette obligation ne vaut pas pour les chevaux, les vaches, les porcs, les moutons, les chèvres, les lamas et les alpagas.

L'étiquette doit en outre préciser si la bête a été capturée dans la nature, avec ou sans piège, ou s'il s'agit d'un animal élevé en cage sur sol grillagé ou provenant d'un autre élevage. Un an plus tard, la situation laisse encore à désirer, constate mardi l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV).

Lacunes

Sur 88 magasins contrôlés, seuls quatorze affichaient des déclarations satisfaisantes dès la première inspection. Dans les 74 autres magasins, 1848 articles ont été contestés dont 1053 portaient une déclaration incomplète et 795 n'en avaient aucune.

Les contestations ont porté en grande partie sur des manquements administratifs: erreur dans le nom latin ou dans la désignation zoologique, déclaration en anglais. Des lacunes considérables sont parfois encore constatées au sein du personnel de vente.

Selon l'OSAV, la plupart des acteurs suisses et étrangers sont bien informés sur l'obligation de déclaration. Mais les magasins doivent généralement se procurer les informations auprès de fournisseurs et de fabricants implantés à l'étranger, ce qui implique souvent des investigations relativement longues. La tâche est encore plus difficile pour les petites boutiques, qui ne proposent que peu de produits.

L'obligation de déclaration a néanmoins permis de sensibiliser davantage les consommateurs, note l'office. De plus en plus de clients demandent d'ailleurs des renseignements sur l'espèce animale, la provenance ou la forme d'élevage. Parfois, ce sont même eux qui signalent à l'OSAV l'absence de déclaration.

/ATS


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