EPFL: un appareil de radiologie high-tech pour les pays du sud

Deux tiers de l'humanité n'ont pas accès aux techniques de radiologie, indispensable à la médecine ...
EPFL: un appareil de radiologie high-tech pour les pays du sud

EPFL: un appareil de radiologie high-tech pour les pays du sud

Photo: Keystone

Deux tiers de l'humanité n'ont pas accès aux techniques de radiologie, indispensable à la médecine moderne. Une équipe emmenée par l'EPFL a développé GlobalDiagnostix, un prototype d'imagerie médicale conçu pour les pays du sud. Presque 2 millions de francs sont recherchés pour poursuivre l'aventure.

Le prototype a été dévoilé lundi à Lausanne. Conçu à l'EPFL, sous l'impulsion du Centre de coopération et développement, il a rassemblé des chercheurs de la Haute Ecole lausannoise, mais aussi de la HES-SO, de l'Institut Paul Scherrer, du CHUV et de divers partenaires au Cameroun, dont l'hôpital universitaire de Yaoundé.

Durable et peu coûteux

Les chercheurs sont partis du constat que, trop souvent, les hôpitaux du sud se muent en cimetières à appareils médicaux. Envoyés par l'aide internationale, ces équipements deviennent rapidement inutilisables en raison des conditions climatiques et de l'instabilité des réseaux électriques, selon les partenaires.

High-tech et peu coûteux, GlobalDiagnostix est conçu pour défier les assauts du climat. Il n'y a aucune électronique dans le contrôle des mouvements de l'appareil: celui-ci peut monter, descendre et basculer selon la partie du corps à radiographier. Mais seuls des éléments mécaniques, solides et inoxydables sont sollicités.

Le capteur d'images radiographiques a été complètement repensé pour résister aux chocs ainsi qu'à la température et à l'humidité. Il s'appuie sur une matrice de douze capteurs CMOS, vendus dans le commerce à un coût modéré et qui sont facilement remplaçables.

Dix fois moins cher

Point important: un générateur de haute tension lui permet de fonctionner sans solliciter les réseaux électriques souvent défaillants ou sous-dimensionnés des hôpitaux du sud. Côté prix, les coûts d'achat et de maintenance sont divisés par dix.

Reste aux porteurs de projet à rassembler un peu moins de 2 millions de francs pour éprouver la fiabilité du premier prototype. Une deuxième version de l'appareil devrait voir le jour d'ici l'année prochaine, précise le communiqué.

En parallèle, une entreprise à but social est en train de voir le jour. Sa tâche sera de construire l'appareil et de le mettre sur le marché.

/ATS


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