Dimanche 20 septembre 2015

La crise migratoire, les thèmes autour de la santé et le Kazakhstan - entre fusils suisses ...
Dimanche 20 septembre 2015

Dimanche 20 septembre 2015

Photo: Keystone

La crise migratoire, les thèmes autour de la santé et le Kazakhstan - entre fusils suisses et lobbyisme au Parlement - ont rempli les journaux dominicaux. Voici les principaux titres de la presse:

Le Matin Dimanche/SonntagsZeitung/NZZ am Sonntag: Des fusils de précision pour sniper et des lance-grenades de la société B &T AG de Thoune ont été livrés à une unité d'élite du régime autocratique du président kazakh, Noursoultan Nazarbaïev. Selon le Ministère public fédéral (MPC), pour parvenir à conclure son affaire, B & T avait indiqué vouloir livrer tout ce matériel ainsi que des munitions à la maison néo-zélandaise Ordnance Developments Limited (ODL). Sans préciser que le destinataire final était ailleurs. Alerté par des collègues allemands, le MPC a rendu le 10 décembre 2014 une ordonnance pénale contre le patron de B & T, assortie d'une amende de 3000 francs. Celui-ci a fait recours, invoquant 'l'arbitraire des autorités'. Il a en effet pu exporter en 2014 sans problème vers le Kazakhstan. Le Tribunal pénal fédéral jugera l'affaire vendredi.

Le Matin Dimanche/SonntagsZeitung: Jeudi prochain, le ministre de la santé Alain Berset annoncera les primes des assurances maladie pour 2016. Selon plusieurs sources, une hausse de 4 à 6% sera annoncée pour toute la Suisse. 'Dans certains cantons, des ménages paient plus de 20% de leur budget pour les primes', constate le conseiller national Jean-François Steiert (PS/FR) dans le Matin Dimanche. Et de renchérir: 'C'est la classe moyenne qui est la plus touchée, celle qui n’a tout juste pas le droit aux subsides cantonaux.' Le PS veut agir et les experts en santé du parti, notamment M. Steiert, travaillent sur une initiative pour plafonner les primes. Il s'agit de lier la prime au revenu et d'empêcher qu'un ménage paie plus de 10% de ses revenus imposables. Si les primes dépassent ce seuil, l'initiative prévoit que cantons et Confédération paient le surplus.

Le Matin Dimanche/SonntagsZeitung: Chaque jour, des accidents graves sont enregistrés sur le réseau des transports publics suisses. Ces cinq dernières années, on a recensé 2395 accidents, sans compter les suicides, collisions et déraillements importants. Ces accidents corporels sont recensés dans une banque de données nationale. Le Matin Dimanche et la SonntagsZeitung ont demandé à l'Office fédéral des transports (OFT) d'accéder à ce fichier tenu depuis 2010. Les chiffres indiquent que le nombre croissant de voyageurs ainsi que la densité des gens sur les quais et dans les véhicules influent sur la sécurité. La situation est tendue dans tous les types de trains: le nombre de blessures graves a augmenté l'an dernier de 30%, et de 50% aux CFF. Mais les passagers les plus exposés sont ceux des bus: en cinq ans, on a compté 1349 accidents avec blessures.

Le Matin Dimanche: Tous les Helvètes ne sont pas fidèles en politique. Selon une étude universitaire dont Le Matin Dimanche a pris connaissance, 50,4% des citoyens changent de parti durant leur existence. Ces infidèles se divisent en deux groupes, précise l'auteur de l'étude, une chercheuse à la Fondation suisse pour la recherche en sciences sociales basée à Lausanne. D'un côté, il y a les réformateurs idéalistes, qui changent mais restent dans les mêmes fondamentaux, en passant par exemple des socialistes aux Verts. Et il y a les révolutionnaires désillusionnés: un Suisse sur trois chavire dans l'autre extrême. La chercheuse zurichoise a travaillé sur les données du Panel suisse des ménages, qui pose chaque année une même série de questions à 10 000 personnes réparties dans 5000 ménages.

Le Matin Dimanche: Le détective privé genevois impliqué dans le volet 'piratage informatique' de l'affaire Giroud a obtenu un succès devant la justice. Selon les informations du Matin Dimanche, le procureur général Olivier Jornot a classé une procédure ouverte à son encontre dans une autre affaire indirectement liée à celle touchant le vigneron valaisan. Le détective faisait l'objet d’une instruction pénale pour corruption active. Il était soupçonné d’avoir soudoyé deux employés de l’Office des poursuites pour obtenir des informations confidentielles qu’il revendait ensuite à des clients. Dans son ordonnance de classement du 13 avril 2015, Olivier Jornot écrit qu’aucun élément ne permet de retenir que les employés ont reçu une contrepartie pour les informations livrées.

Schweiz am Sonntag: Christa Markwalder (PLR/BE) aurait été victime de chantage dans l'affaire de lobbyisme au Parlement. 'Quelqu'un a exigé de moi de l'argent pour garder des informations sous silence', assure-t-elle dans la Schweiz am Sonntag, indiquant qu'elle a porté plainte. L'une des deux personnes qui l'ont dénoncée au Ministère public de la Confédération (MPC) a d'abord tenté de l'extorquer, affirme Mme Markwalder dans cette interview. 'Par le biais d'un courriel dans lequel il fait comprendre maladroitement qu'il veut de l'argent', précise-t-elle. Face à son refus, cet homme a alors déposé plainte. 'C'est intolérable', commente la Bernoise. Et de critiquer le MPC, qui s'est, dit-elle, entêté à demander la levée de son immunité parlementaire en toute connaissance du chantage exercé.

NZZ am Sonntag: La Suisse, comme les pays voisins, doit appliquer davantage de contrôle aux frontières, demande Philipp Müller dans une interview à l'hebdomadaire alémanique NZZ am Sonntag. Le président du PLR craint que Berne ne devienne sans cela un pôle d'attraction pour les réfugiés. Pour éviter cette situation, la Suisse doit 'se mettre à niveau avec la réalité et, comme ses voisins, intensifier massivement les contrôles aux frontières', martèle encore le conseiller national. Philipp Müller assure qu'il soutiendrait une solution européenne à la crise migratoire, affirmant douter toutefois qu'aucune ne puisse émerger rapidement.

NZZ am Sonntag: Berne devrait donner à davantage de Syriens le statut de réfugiés, défend Anja Klug, responsable du Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (UNHCR) pour la Suisse. Elle critique le fait que la majorité des Syriens ne soient considérés que comme étant au bénéfice d'une admission provisoire. 'La Suisse applique une politique trop restrictive à l'égard des requérants d'asile syriens', souligne Mme Klug dans une interview à la NZZ am Sonntag. Selon elle, alors que la part des Syriens reconnus comme étant des réfugiés se monte en moyenne à 70% dans les autres pays européens, elle n'atteint que 35% en Suisse. 'Les personnes n'étant qu'admises provisoirement doivent composer avec le risque de se faire renvoyer de Suisse à tout moment', rappelle Anja Klug.

/ATS


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