Des musulmans se penchent sur leur place dans la société suisse

Des musulmans de Suisse ont participé samedi à Bienne à une journée de réflexion sur leur place ...
Des musulmans se penchent sur leur place dans la société suisse

Des musulmans se penchent sur leur place dans la société suisse

Photo: 20171125T173434+0100www.sda-ats.ch20171125phf91401urn:newsml:www.sda-ats.ch:20171125:phf9140:1N20171125T173434+010020171125T173434+0100La conseillère nationale Ada Marra (PS/VD), le co-organisateur de cette journée Mohamed Hamdaoui, le directeur de la Fondation de l'Entre-connaissance Hafid Ouardiri et le conseiller national Manfred Bühler (UDC/BE) lors d'une table ronde consacrée à l'islam et à la démocratie.La conseillère nationale Ada Marra (PS/VD), le co-organisateur de cette journée Mohamed Hamdaoui, le directeur de la Fondation de l'Entre-connaissance Hafid Ouardiri et le conseiller national Manfred Bühler (UDC/BE) lors d'une table ronde consacrée à l'islam et à la démocratie.BernLa conseillère nationale Ada Marra (PS/VD), le co-organisateur de cette journée Mohamed Hamdaoui, le directeur de la Fondation de l'Entre-connaissance Hafid Ouardiri et le conseiller national Manfred Bühler (UDC/BE) lors d'une table ronde consacrée à l'islam et à la démocratie.La conseillère nationale Ada Marra (PS/VD), le co-organisateur de cette journée Mohamed Hamdaoui, le directeur de la Fondation de l'Entre-connaissance Hafid Ouardiri et le conseiller national Manfred Bühler (UDC/BE) lors d'une table ronde consacrée à l'islam et à la démocratie.

Des musulmans de Suisse ont participé samedi à Bienne à une journée de réflexion sur leur place dans la société. Placée sous le slogan 'lâche-nous les babouches', la réunion a débouché sur l'adoption d'un projet de charte des droits et des devoirs des musulmans.

Ce rassemblement, qui s'est tenu dans l'Église réformée du Pasquart, a réuni une soixantaine de personnes, dont des politiciens et des membres d'associations musulmanes. Le député bernois Mohamed Hamdaoui (PS) et deux membres de l'association Tasamouh active dans la prévention de la radicalisation sont à l'origine de cette démarche.

L'idée de mettre sur pied cette journée de réflexion découle d'un ras-le-bol. 'Ras-le-bol d'être sans cesse instrumentalisés par l'extrême droite, ras-le-bol d'être victimes d'amalgames, ras-le-bol d'être représentés par des personnalités en lesquelles nous ne nous reconnaissons pas', a résumé Mohamed Hamdaoui.

'On est des citoyens, oublions notre religion. Nous sommes là pour participer à la vie sociale', a souligné Naïma Serroukh, du comité d'organisation. Invités à la manifestation, le conseiller national UDC Manfred Bühler et le député UDC au Grand Conseil neuchâtelois Niels Rosselet-Christ ont salué cette démarche.

Charte citoyenne

L'un des points culminants de la manifestation a été la rédaction et l'adoption d'un projet de charte des citoyennes et des citoyens musulmans de Suisse. Le texte a pour objectif le rejet de l'extrémisme religieux, politique ou intellectuel. Il appelle au renforcement du dialogue et prône le respect des particularités religieuses.

A la manière d'une Landsgemeinde, les participants ont pu débattre des 12 articles de ce projet de charte. Un groupe de travail sera mis en place pour finaliser ce document qui doit également être compris par les non-musulmans, a expliqué Mohamed Hamdaoui. 'Il ne s'agit pas de révolutionner le monde', a-t-il ajouté.

L'un des articles demande le respect de l'égalité de traitement entre toutes les religions. Un autre porte sur la garantie pour chaque citoyen de pouvoir exprimer ses convictions et pratiquer son culte en privé et en public conformément aux dispositions constitutionnelles.

Pris en tenaille

'Nous voulons dire en quelques phrases que nous sommes des citoyens suisses et que nous avons ainsi un certain nombre de droits et de devoirs', a lancé Mohamed Hamdaoui, journaliste établi depuis plus de 50 ans à Bienne. 'On en a marre d'être pris en tenaille', a-t-il ajouté en allusion à l'UDC et à certaines organisations islamistes.

Le processus de rédaction de cette charte a été adopté sans opposition. Le texte mentionne notamment l'égalité entre femmes et hommes, l'importance d'une formation pour les imams, la primauté du droit sur la religion et la nécessité de combattre le communautarisme. Mais les organisateurs admettent que ce document a uniquement une portée symbolique.

Trois tables rondes ont été mises sur pied pour traiter de la place de l'islam dans la société. La première s'intitulait 'Etre musulman en Suisse dans le monde du travail, de l'école et des études'. La seconde abordait la compatibilité de l'islam avec la démocratie suisse et la dernière s'interrogeait sur le féminisme. Les débats ont parfois glissé vers un procès de la politique de l'UDC.

/ATS
 

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