Des élections fédérales, mais aussi cantonales

L'atmosphère va devenir de plus en plus fébrile à l'approche des élections fédérales du 20 ...
Des élections fédérales, mais aussi cantonales

Des élections fédérales, mais aussi cantonales

Photo: KEYSTONE/PETER SCHNEIDER

L'atmosphère va devenir de plus en plus fébrile à l'approche des élections fédérales du 20 octobre. La courte majorité détenue par l'UDC et le PLR au National est sur le balan. Au Conseil des Etats, on risque de chercher les femmes.

Les élections de 2015 avaient abouti à un glissement à droite de la Chambre du peuple. Grâce au soutien de petites formations alliées, l'UDC et le PLR ont réussi à décrocher 101 sièges sur 200. Et, surtout, ils ont pu asseoir cette majorité au Conseil fédéral.

Un changement des rapports de forces aux Chambres fédérales sert souvent d'argument pour exiger une recomposition du gouvernement. Le PDC et le PLR se sont offert un peu de répit avec la récente élection de deux nouvelles ministres. Si l'UDC Ueli Maurer créait la surprise en annonçant sa démission pour la fin 2019, la campagne prendrait un autre tour.

Pour l'instant, l'UDC semble plutôt en recul alors que le PLR a progressé dans les législatifs cantonaux. Le PS, mais surtout les Verts, pourraient reprendre du poil de la bête. Au centre, le PDC et le PBD risquent en revanche de poursuivre leur déclin. La messe ne sera toutefois pas dite avant l'automne.

Différent aux Etats

Dans la seconde Chambre du Parlement, les équilibres sont tout autres. Le PDC et le PLR dominent le Conseil des Etats. Le PS, qui n'y a jamais été aussi fort que cette législature, pourrait perdre une ou deux plumes. Quant à l'UDC, elle peine toujours à y être représentée en fonction de son poids électoral.

La Chambre des cantons se distingue par l'élection majoritaire de ses membres, mis à part dans le Jura et à Neuchâtel. Ce qui profite aux personnes moins clivantes.

Actuellement, la représentation des femmes est un des principaux enjeux des élections. Déjà très minoritaires avec sept fauteuils sur 46, les sénatrices pourraient le devenir encore plus. Une seule des élues en place brigue un nouveau mandat.

Dans les cantons aussi...

Avant les élections fédérales, le canton de Vaud vivra une élection complémentaire au Conseil d'Etat dès le début de l’année. Il s'agira de désigner le 17 mars le successeur de Pierre-Yves Maillard, qui quitte le gouvernement pour prendre la présidence de l'Union syndicale suisse (USS).

Chez les socialistes, la conseillère nationale Rebecca Ruiz est la seule candidate à la candidature et devrait être adoubée par son parti le 19 janvier. A droite, le comité directeur de l’UDC a indiqué que le parti lancerait un candidat qui sera désigné lors d’un congrès extraordinaire le 10 janvier.

Le PLR semble renoncer à l’idée d’une double complémentaire puisqu’aucun de ses conseillers d’Etat ne veut quitter son poste à cette échéance. Un congrès est prévu le 16 janvier. L’extrême gauche lance deux candidats : Jean-Michel Dolivo pour Ensemble à Gauche et Anaïs Timofte pour le POP.

La seconde élection complémentaire pourrait intervenir vers la fin de l'année, voire début 2020. La ministre PLR Jacqueline de Quattro est candidate en octobre au Conseil national.

A Genève, seule une éventuelle démission de Pierre Maudet pourrait forcer une élection complémentaire au Conseil d'Etat l'an prochain. Les autres cantons romands ne connaîtront ni élections cantonales, ni élections communales.

Renouvellement au Tessin

La situation est différente de l'autre côté des Alpes, puisque les Tessinois se rendront aux urnes le 7 avril prochain pour renouveler l’exécutif actuellement composé de cinq membres (deux de la Lega, un PLR, un PDC, un PS, tous des hommes) et le législatif formé de 90 députés. L'ultime délai pour le dépôt des listes échoit le 28 janvier.

La Lega table sur la réélection de ses deux actuels conseillers, Norman Gobbi, en charge de la justice et Claudio Zali, du territoire. Le PS vise un deuxième siège et tentera de placer une femme au gouvernement. Les autres partis misent aussi sur des femmes et des jeunes et ambitionnent un second siège au détriment de la Lega.

Suisse alémanique

Côté alémanique se tiendra le 24 mars le premier tour des élections au Conseil d'Etat zurichois. Thomas Heiniger (PLR), en charge de la santé, et Markus Kägi (UDC), de la construction, ne briguent pas de nouveau mandat. Deux des sept sièges seront donc vacants.

L'UDC souhaite défendre son fauteuil avec la conseillère nationale Natalie Rickli. Le PLR lancera pour sa part Thomas Vogel dans la course à la succession de Thomas Heiniger. Martin Neukom (Verts), Walter Angst (Liste alternative), Hanspeter Hugentobler (PEV), Rosmarie Quadranti (PBD), Jörg Mäder (Verts libéraux) et Hans Egli (UDF) feront également campagne.

Outre Zurich, les cantons de Lucerne, de Bâle-Ville et d'Appenzell Rhodes-Extérieures renouvelleront également leurs organes exécutifs et législatifs. Le 10 mars, le siège de la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter au Conseil des Etats sera repourvu à St-Gall.

/ATS
 

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