Mali: la Suisse exige la libération de sa ressortissante

La Suisse a exigé mercredi la libération 'sans conditions' de sa ressortissante enlevée début ...
Mali: la Suisse exige la libération de sa ressortissante

Mali: la Suisse exige la libération de sa ressortissante

Photo: Keystone

La Suisse a exigé mercredi la libération 'sans conditions' de sa ressortissante enlevée début janvier au Mali. Celle-ci serait aux mains d'une branche d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et apparaîtrait dans une vidéo diffusée par cette organisation.

Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a précisé lundi avoir connaissance de la vidéo, reçue par l'agence privée mauritanienne Al-Akhbar.

Selon l'agence France Presse (AFP), elle émane 'l'Emirat du Sahara', une branche d'Aqmi, qui affirme avoir enlevé la Suissesse à Tombouctou (nord du Mali) dans la nuit du 7 au 8 janvier.

Contrepartie exigée

D'après l'agence mauritanienne, en contrepartie de la libération de l'otage, le groupe djihadiste exige 'la remise en liberté d'un certain nombre de ses combattants en prison au Mali et d'un de ses dirigeants, Abou Tourab, détenu à la CPI' (Cour pénale internationale) qui siège à La Haye.

'Nous annonçons notre responsabilité dans l'enlèvement de cette mécréante évangélisatrice qui, par son travail, a réussi à faire sortir de l'islam nombre de fils de musulmans', selon les propos en arabe attribués par l'agence Al-Akhbar à un porte-parole de 'l'Emirat du Sahara' s'exprimant dans la vidéo, que l'agence n'a pas diffusée et que l'AFP n'a pu visionner.

Déjà enlevée en 2012

D'après Al-Akhbar, la Suissesse apparaît dans la vidéo, elle y décrit son rapt à Tombouctou et y reconnaît ses activités 'd'évangélisation'.

Quadragénaire qui revendique sa foi chrétienne, elle était très impliquée dans les actions sociales à Tombouctou, où elle avait déjà été enlevée une première fois en 2012.

Grâce à une médiation burkinabé, elle avait été libérée au bout d'une dizaine de jours de captivité par le groupe djihadiste Ansar Dine, qui contrôlait alors Tombouctou.

Mises en garde ignorées

Malgré les mises en garde du gouvernement suisse, elle est retournée s'y installer en janvier 2013, lorsque les djihadistes en ont été chassés et ont été dispersés à la faveur d'une intervention militaire internationale déclenchée à l'initiative de la France.

Le DFAE avait indiqué le 8 janvier dernier avoir mis sur pied une 'task force', qui travaille de concert dans ce dossier avec l'Office fédéral de la police (fedpol).

/ATS


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