Déconfiture vert'libérale en Suisse alémanique

C'est un dimanche noir pour les Vert'libéraux. La formation perd des sièges dans sept des huit ...
Déconfiture vert'libérale en Suisse alémanique

Déconfiture vert'libérale en Suisse alémanique

Photo: Keystone

C'est un dimanche noir pour les Vert'libéraux. La formation perd des sièges dans sept des huit cantons alémaniques dans lesquels elle était jusqu'ici représentée. Il n'y a guère qu'en Argovie qu'elle arrive à maintenir sa députation.

Outre le conseiller national argovien, le PVL enverra encore trois représentants zurichois à Berne, soit un de moins que pour la législature précédente. Le parti a aussi pu préserver ses deux sièges dans le canton de Berne.

Les Vert'libéraux perdent en revanche toute représentation à la Chambre du peuple en Thurgovie (-1), à St-Gall (-1), dans les Grisons (-1) et à Lucerne (-1). Aux Etats, elle perd son élu à Uri, Markus Stadler, qui ne se représentait pas et pour lequel le parti n'a pas proposé de remplaçant. Elle aura par ailleurs du mal à défendre au deuxième tour le fauteuil de la sénatrice zurichoise Verena Diener qui se retire. Le président du parti Martin Bäumle n’arrive qu’en cinquième position.

Cette déconfiture profite avant tout à l'UDC et au PLR. L'UDC gagne ainsi des sièges à Zurich (+1), à St-Gall (+1), aux Grisons (+1), à Lucerne (+1), à Berne (+1), mais aussi à Appenzell Rhodes-Extérieures (+1), à Uri (+1), en Argovie (+1).

Les électeurs UDC sanctionnent

A l'intérieur même de l'UDC, plusieurs défaites notables sont à souligner. Ainsi, Christoph Mörgeli, conseiller national depuis 1999 et membre du comité directeur du parti, n'est pas reconduit. Il subit sans doute les effets de ses démêlés avec l'Université de Zurich, qui l'a écarté de son poste de conservateur du Musée de l'histoire de la médecine.

A Zurich toujours, Hans Fehr ne retournera pas à la Chambre du peuple, où il siégeait depuis 1995. Il a probablement été sanctionné en raison de son âge et pour avoir employé une femme de ménage au noir.

A Soleure, les électeurs UDC ont évincé Roland Borer après 24 ans sous la Coupole, critiqué pour sa longévité au Parlement. Ils lui ont préféré Christian Imark.

Le PLR récupère pour sa part le fauteuil aux Etats du PVL à Uri. Il crée la surprise à Nidwald en remportant le siège aux Etats détenu par le PDC.

Les libéraux-radicaux progressent aussi à Zurich (+1), en Thurgovie (+1), à St-Gall (+1) et en Argovie (+1). Dans les Rhodes-Extérieures, le parti perd de manière inattendue son mandat au National au profit de l'UDC.

Des hauts et des bas au PS

Les socialistes ont connu du bon et du moins bon. Ils ont réussi un coup de maître à Zurich en imposant dès le premier tour Daniel Jositsch aux Etats, après 32 ans d'absence dans cette chambre. Ils remportent en outre deux sièges de plus au National, passant à 9 mandats.

En revanche, leur conseiller national schwyzois Andy Tschümperlin, chef du groupe socialiste aux Chambres, a été évincé à la surprise générale, au profit de l'UDC. Le PS perd aussi un mandat en Argovie.

Le PBD limite la casse

Alors qu'un scénario noir se dessinait pour le PBD, il a limité la casse. Il perd un de ses deux mandats à Zurich et un de ses quatre élus dans le canton de Berne, mais se maintient dans les autres cantons. Son président Martin Landolt a été réélu à Glaris, malgré un adversaire qui s'est révélé plus coriace que prévu.

Le PDC se maintient en grande partie. Il perd toutefois un siège au National à Soleure et celui de Bâle-Ville. Parmi les autres personnalités du Conseil des Etats, le Schaffhousois sans parti Thomas Minder, père de l'initiative sur les salaires abusifs, conserve son fauteuil. Il a été réélu au premier tour.

Les Verts font également partie des perdants. Ils laissent un mandat à Zurich, à St-Gall et à Berne. A noter encore cette première à Bâle-Ville: le parti Basta!, situé à gauche du PS, enverra pour la première fois une représentante à la Chambre du peuple.

/ATS


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