Couple acquitté suite au sinistre de la vieille ville de Steckborn

La justice thurgovienne a acquitté mardi le couple qui a provoqué par inadvertance l'incendie ...
Couple acquitté suite au sinistre de la vieille ville de Steckborn

Couple acquitté suite au sinistre de la vieille ville de Steckborn

Photo: KEYSTONE/KANTONSPOLIZEI THURGAU/KANTONSPOLIZEI TG

La justice thurgovienne a acquitté mardi le couple qui a provoqué par inadvertance l'incendie du vieux bourg de Steckborn, en décembre 2015. Une batterie de jouet en surcharge avait bouté le feu. Six maisons avaient été ravagées pour 12 millions de francs de dégâts.

Le Tribunal de district de Frauenfeld n'a pas suivi le Ministère public qui demandait que l'homme de 48 ans et son épouse de 47 ans soient reconnus coupables d'incendie par négligence. Le procureur réclamait une légère peine pécuniaire avec sursis, assortie d'une amende, contre les deux accusés, ou éventuellement une condamnation sans peine pénale, le couple ayant déjà tout perdu dans l'incendie.

Selon ce dernier, le couple n'aurait pas dû laisser recharger la batterie lithium-polymère d'une auto téléguidée en modèle réduit, sans surveillance, durant la nuit du 20 au 21 décembre. Le risque de surchauffe et d'incendie lors de la recharge était connu du grand public, estimait l'accusation.

Dangers peu connus en 2015

Faux, a conclu le tribunal mardi. Au moment de l'incendie, le risque représenté par les batteries au polymère de lithium était peu connu, ont observé les juges. Quatre des cinq membres de la Cour n'en ont eu connaissance qu'après les conclusions de l'enquête sur l'incendie. On ne peut donc pas reprocher au couple de s'être montré négligent.

Les avocats de la défense ont plaidé l'acquittement avec succès. Ils ont souligné que l'encyclopédie en ligne Wikipedia n'a mentionné le risque de ces batteries rechargeables qu'après l'incendie de Steckborn (TG), en y faisant référence. Auparavant, l'évocation de ce danger n'y figurait pas.

Mise en garde peu lisible

Quant à la mention faite sur la batterie, rappelant la nécessité de surveiller la recharge de la batterie, elle figure en écriture millimétrique sur 15 lignes tenant en trois centimètres. Or le co-accusé, un néerlandophone à formation scolaire limitée, n'aurait pu que difficilement comprendre cette mise en garde en anglais, français et allemand, même s'il avait tenté de la déchiffrer.

Le mari a d'abord activé la recharge de la batterie dans la cuisine de l'appartement avant que son épouse ne déplace le chargeur avec la batterie pour le rebrancher dans le dressing. Durant la nuit, le chargeur a provoqué une surcharge de la batterie, ce qui a entraîné sa surchauffe et finalement bouté le feu.

/ATS
 

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