Climat: Hollande met en garde contre les « risques d'échec »

Le président français François Hollande a mis en garde lundi contre 'des risques d'échec' à ...
Climat: Hollande met en garde contre les « risques d'échec »

Climat: Hollande met en garde contre les

Photo: Keystone

Le président français François Hollande a mis en garde lundi contre 'des risques d'échec' à propos de l'accord contre le réchauffement climatique espéré en décembre. Egalement présente à Paris, la conseillère fédérale Doris Leuthard a mis la pression.

'Il y a des risques d'échec', a dit M. Hollande lors d'une conférence de presse. 'Il n'y aura pas d'accord - notamment parce que des pays s'y refuseront, des pays émergents, des pays du Sud - s'il n'y a pas d'engagement ferme sur les financements', selon lui.

'Il faut un préaccord sur la question du financement pour que les chefs d'Etat arrivent à Paris en ayant la certitude que l'on va pouvoir conclure', a-t-il insisté. 'C'est là-dessus que la France va mener maintenant son offensive', a-t-il détaillé, évoquant le cadre de l'Assemblée générale de l'ONU fin septembre, ou des rendez-vous en marge d'une réunion FMI-Banque mondiale à Lima en octobre.

Le président français a également prévu de se rendre à Pékin début novembre, afin de lancer avec son homologue chinois Xi Jinping un appel pour la réussite de la conférence de Paris (COP21).

Document de travail requis par Doris Leuthard

La conseillère fédérale Doris Leuthard a pour sa part mis la pression. Elle a exigé que les ministres disposent d’un document de travail au plus vite. Les pays donateurs se sont mis d’accord sur une méthodologie pour les investissements.

« Nous voulons maintenant vraiment un texte », a affirmé Mme Leuthard lors d’un point presse après une réunion de préparation de la 21e conférence sur le climat de l'ONU (COP 21). “Les ministres, nous avons besoin d’un document de travail pour avoir des choses dans les mains et approuver ou refuser des idées, voire demander de poursuivre le travail sur d’autres », a-t-elle expliqué.

Suisse optimiste

La cheffe du Département fédéral de l'environnement (DETEC) s’est toutefois montrée optimiste. “J’ai toujours le sentiment que nous sommes proches d’un accord », a-t-elle affirmé.

Lors d’une réunion samedi et dimanche, les ministres de dix-huit pays donateurs se sont mis d’accord sur une méthodologie pour y soumettre les financements des projets en relation avec le climat. Cette rencontre était co-présidée par Mme Leuthard et Caroline Atkinson, collaboratrice directe du président américain Barack Obama pour les questions climatiques.

« Nous avons trouvé un accord entre les pays donateurs. Nous nous sommes ralliés sur une définition de ce que sont les investissements dans le secteur privé liés au climat et sur celle des engagements publics au sein des banques multilatérales », a-t-elle expliqué.

Contenu important

Ces 18 pays ont réaffirmé dimanche leur engagement à mobiliser 100 milliards de dollars par an, à partir de 2020, pour financer la politique climatique des pays en développement. Pour Mme Leuthard, le contenu est toutefois plus important que le financement. “Nous voulons savoir ce que vont faire finalement des pays comme la Chine, le Brésil ou l’Inde », a-t-elle expliqué.

« Pour l’instant, nous ne le savons pas », a-t-elle reconnu. Or, la cheffe du DETEC souhaite que les pays en développement annoncent d’abord leurs projets afin de les soumettre à la méthodologie adoptée ce week-end. Les pays donateurs pourront ainsi vérifier si les projets correspondent bien à leur feuille de route.

L’accord sur la méthodologie est « lié à la publication début octobre d’un rapport de l’OCDE », a affirmé Mme Leuthard.

/ATS


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