Cinq cadres de l'armée sur la sellette à Yverdon-les-Bains (VD)

Le procès de cinq cadres de l'armée s'est ouvert lundi à Yverdon-les-Bains (VD). Le principal ...
Cinq cadres de l'armée sur la sellette à Yverdon-les-Bains (VD)

Cinq cadres de l'armée sur la sellette à Yverdon-les-Bains (VD)

Photo: Keystone

Le procès de cinq cadres de l'armée s'est ouvert lundi à Yverdon-les-Bains (VD). Le principal accusé est soupçonné d'avoir utilisé les munitions et les infrastructures de l'armée pour une association privée, qui a ainsi généré plus de 800'000 francs de recettes.

De janvier 2008 à octobre 2013, il s'est servi des places de tir de Lussy (FR) et de l'Hongrin (VD) ainsi que de la halle DCA de Payerne pour y dispenser des 'cours onéreux', de manière systématique et régulière. Il n'a pas payé de location, 'portant gravement préjudice - pour plus de 300'000 francs - aux intérêts financiers de la Confédération', révèle l'acte d'accusation.

Ces activités ont généré des recettes supérieures à 800'000 francs, qui ont financé, entre autres, des revenus réguliers à son épouse - 1000 francs par mois en 2011 et 2012 - ainsi qu'à d'autres personnes. Ces montants lui ont permis d'acheter des armes pour 99'000 francs et de se constituer un 'véritable arsenal personnel'.

L'homme a en outre prélevé ou fait prélever de la munition militaire 'en grandes quantités'. Il attestait, ou faisait attester, sur les bons de commande que cette munition avait été tirée, alors qu'elle ne l'était pas.

Enfin, lors des cours donnés par l'association, il a utilisé abusivement des brancards, des drapeaux de tir et des lunettes Kern. Il est renvoyé principalement pour escroquerie par métier, abus de confiance aggravé, abus et dilapidation de matériel militaire et inobservations de prescriptions de service.

Quatre co-accusés

Pour l'essentiel, ses quatre co-accusés comparaîtront pour abus de confiance aggravé et inobservation de prescriptions de service. La justice leur reproche d'avoir soustrait de la munition en grande quantité et d'avoir laissé utiliser armes ou équipements militaires.

Le procès se tient devant le Tribunal militaire 2 à Yverdon-les-Bains. Il doit durer toute la semaine. Le jugement sera rendu au début de 2017.

/ATS


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