Liberté de vote sur le diagnostic préimplantatoire

Le diagnostic préimplantatoire divise le PS suisse. Réunis samedi à Berne, les délégués ont ...
Liberté de vote sur le diagnostic préimplantatoire

Liberté de vote sur le diagnostic préimplantatoire

Photo: Keystone

Le diagnostic préimplantatoire divise le PS suisse. Réunis samedi à Berne, les délégués ont laissé la liberté de vote pour le scrutin du 14 juin. Le comité directeur prônait le 'oui' mais l'assemblée a préféré par 89 voix contre 86 le libre choix.

Dans un premier temps, les délégués ont voté assez nettement pour un 'oui', suivant la recommandation de leur direction. Mais sur demande des délégués, un deuxième vote a été organisé pour choisir la liberté de vote, requête qui a passé de justesse.

La complexité de la matière exige de laisser les citoyens se décider eux-mêmes, a plaidé un délégué. Une autre a expliqué qu'elle ressentait un certain malaise face à la campagne du camp du 'oui'.

Les partisans ont plaidé en revanche pour l'autorisation de cette méthode, car elle épargnerait aux femmes qui ne peuvent pas avoir d'enfant par des voies normales de subir les défauts actuels de la fécondation in vitro, comme les naissances multiples ou des interruptions de grossesse.

Trois 'oui'

Pour les autres mots d'ordre, le PS a sans surprise recommandé à l'unanimité d'accepter son initiative pour un impôt sur les successions. Pour l'initiative sur les bourses d'étude, il a dit 'oui' sans opposition. Il a enfin accepté par 149 voix contre 2 la révision de la loi sur la radio/TV.

Le PS est sinon largement revenu sur la tragédie des réfugiés en Méditerranée. La Suisse, en tant que membre de Schengen et Dublin, a une responsabilité directe dans la politique européenne de migration, a déclaré le président du parti Christian Levrat.

Le Conseil fédéral doit s'engager pour que l'UE élargisse le rayon de son opération 'Triton' jusqu'aux frontières de la Libye. Il s'agit de sauver le plus de vies possible et non de renforcer la frontière extérieure de l'UE.

La présidente de la Confédération, Simonetta Sommaruga a quant à elle donné raison aux voix critiques qui sont d'avis que la Suisse n'en fait pas assez en accueillant 3000 Syriens. Les délégués ont observé une minute de silence pour les victimes de cette tragédie.

Protection des travailleurs âgés

Les délégués ont par ailleurs voté une résolution visant une meilleure protection contre le licenciement des travailleurs de plus de 50 ans, un droit à la formation continue et une mise en place de rentes-ponts.

L'égalité salariale entre hommes et femmes reste également un thème prioritaire du PS. Les délégués ont accepté un papier de treize mesures visant la réalisation de l'égalité salariale entre hommes et femmes. Le plan prévoit par exemple la création d'une autorité indépendante de contrôle.

Les socialistes veulent également un quota féminin pour les directions et les conseils d'administration d'entreprises de plus de 250 employés. Ces firmes devraient réserver 40% des sièges au genre sous représenté, soit les femmes dans la majorité des cas.

/ATS


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