BirdLife Suisse, Pro Natura et le WWF proposent un plan d'action

Cinq ans après l’adoption de la 'Stratégie Biodiversité Suisse', le plan d’action du Conseil ...
BirdLife Suisse, Pro Natura et le WWF proposent un plan d'action

BirdLife Suisse, Pro Natura et le WWF proposent un plan d'action

Photo: Keystone

Cinq ans après l’adoption de la 'Stratégie Biodiversité Suisse', le plan d’action du Conseil fédéral pour sa mise en oeuvre se fait toujours attendre, déplorent BirdLife Suisse, Pro Natura et le WWF Suisse. Ces trois organisations proposent leur propre plan d’action.

La Confédération avait originellement invité 250 organisations et institutions à représenter la société civile dans un processus participatif de mise en oeuvre. En 2013, la démarche a abouti à une ébauche globale de plan d’action.

Cinq ans plus tard, on l'attend toujours, ont déploré dimanche les trois organisations environnementales dans un communiqué. Elles ont donc décidé de prendre le taureau par les cornes en proposant un plan qui réunit les mesures définies à l’époque en 26 chapitres.

Ce plan comprend les 110 mesures partielles du processus participatif et aborde les objectifs et sous-objectifs de la stratégie du Conseil fédéral. Il définit pour chaque mesure les actions nécessaires, les valeurs cibles, les responsabilités et le calendrier. Là où c’est possible, il fixe les coûts découlant des mesures.

Celles-ci permettraient d’atteindre plus de 90% des objectifs fixés par le Conseil fédéral dans sa 'Stratégie Biodiversité Suisse', selon le communiqué. BirdLife Suisse, Pro Natura et le WWF Suisse craignent que le Plan d’action Biodiversité qui doit bientôt être adopté ne réponde pas de manière satisfaisante à la situation.

Agir sur l'aménagement du territoire

Les organisations écologistes voient un levier important dans l'aménagement du territoire. Il s'agit de fixer des surfaces prioritaires pour la biodiversité, écrivent-elles dans leur rapport de 200 pages. Des exigences minimales doivent être inscrites dans les plans directeurs fédéraux et cantonaux.

Dans les zones à forte fréquentation touristique, il s'agirait de canaliser les visiteurs afin de préserver des espaces naturels libres, en particulier dans les Alpes.

La Confédération pourrait également utiliser l'instrument des paiements directs dans l'agriculture pour réduire l'utilisation des pesticides, notamment. Les voies de trafic devraient également éviter de fragmenter les biotopes, selon BirdLife Suisse, Pro Natura et le WWF.

/ATS
 

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