Combattre les souvenirs traumatiques liés à l’accouchement

L’étude Astral tente de trouver un suivi adapté pour les mamans victimes de syndrome post-traumatique ...
Combattre les souvenirs traumatiques liés à l’accouchement

L’étude Astral tente de trouver un suivi adapté pour les mamans victimes de syndrome post-traumatique lié à l’accouchement. Depuis cette année, les mères neuchâteloises sont également appelées à y participer

L’accouchement est parfois un moment très difficile voir traumatisant pour certaine maman. Photo : Libre de droit L’accouchement est parfois un moment très difficile voir traumatisant pour certaine maman. Photo : Libre de droit

L’accouchement est parfois un moment très difficile, voire traumatisant pour certaines mamans. L’étude Astral, menée au sein du Groupe de recherche périnatale de Lausanne UNIL-CHUV, veut proposer une solution pour traiter au mieux les symptômes post-traumatiques liés aux accouchements. Depuis janvier 2024, cette étude s’adresse aussi aux mamans ayant accouché à l’hôpital de Pourtalès à Neuchâtel dans la période 2019-2024. Le but : diminuer l’apparition de souvenirs intrusifs ou « flashback » qui s’imposent aux mamans de manière incontrôlée. Déborah Fort, doctorante responsable de l’étude Astral : 

« Ces Flashback peuvent persister pendant de nombreuses années après l’accouchement »

Jouer à Tetris pour atténuer un souvenir négatif

Les participantes sont invitées, lors d’une séance, à évoquer brièvement leur accouchement. « Cette première étape permet de remettre le souvenir au premier plan afin que le cerveau puisse stabiliser le souvenir dans la mémoire », explique Déborah Fort, doctorante en charge de l’étude. Ensuite, les mamans sont invitées à jouer une partie de Tetris. « Ce jeu très visuel et spatial mobilise les mêmes ressources que la mémoire pour ancrer les souvenirs ». Pendant qu’elles jouent, le cerveau des patientes ne pourra pas mobiliser toutes ses ressources pour ancrer le souvenir dans la mémoire. « Cette activité va donc stabiliser moins fortement le souvenir traumatique ». Après cette séance, les participantes répondent à des questionnaires concernant la fréquence de leur « flashback » dans le but de suivre leur évolution.

Une porte d’entrée au suivit psychologique

L’étude Astral veut développer un « outil supplémentaire » pour aider les femmes à combattre ces souvenirs intrusifs. « C’est encore un sujet tabou », regrette Déborah Fort. « Beaucoup culpabilisent dans ces situations, car l’accouchement et l’arrivée d’un enfant sont synonymes d’un heureux évènement aux yeux de tous ». La méthode de suivi se veut comme une libération de la parole sur les traumatismes vécus pendant l’accouchement. Une porte d’entrée vers un futur suivi psychologique plus conséquent.

« On permet un premier pas dans le sens de l’aide psychologique »

Les femmes concernées par cette problématique sont encouragées par l’hôpital à participer au programme Astral. L’étude se poursuivra jusqu’à fin 2025 au CHUV et à Pourtalès. Les résultats devraient paraitre d’ici 2026. /crb


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