La Chaux-de-Fonds : paysages jurassiens et espace ne font qu’un au MBA

La nouvelle exposition du Musée des Beaux-Arts de La Chaux-de-Fonds crée un parallèle entre ...
La Chaux-de-Fonds : paysages jurassiens et espace ne font qu’un au MBA

La nouvelle exposition du Musée des Beaux-Arts de La Chaux-de-Fonds crée un parallèle entre l’évolution de la nature de la région et l’extraterrestre. Intitulée « Temps de Mars », elle propose différentes œuvres, de la peinture à la photographie en passant par des sculptures

Jill Gasparina devant la peinture « Temps de Mars », à l'origine du nom de l'exposition. Jill Gasparina devant la peinture « Temps de Mars », à l'origine du nom de l'exposition.

A quoi ressembleront les paysages jurassiens dans le futur ? L’extraterrestre et la nature de la région ne font plus qu’un au Musée des Beaux-Arts de La Chaux-de-Fonds. L’institution vernit ce samedi à 17h sa nouvelle exposition intitulée « Temps de Mars ». Peintures, photographies ou encore sculptures représentent la potentielle évolution de nos paysages en les mettant en relation avec l’espace. « L’idée m’est venue d’une coïncidence formelle », explique Jill Gasparina, commissaire de l’exposition, évoquant la peinture de Caroline Bachmann appelée Le Matin. « L’extraterrestre sert dans l’exposition à spéculer sur ce que pourrait devenir le paysage jurassien, notamment dans le contexte de réchauffement climatique et de la chute de la biodiversité », raconte-t-elle.

« On pourrait dire que c’est une exposition de science-fiction »

L’exposition est divisée en cinq sections. « La première est plutôt générale et permet de rentrer dans la thématique en confrontant des paysages alpins et d’autres extraterrestres », raconte Jill Gasparina. La deuxième partie s’intitule « Jura tropical » et revient sur l’ère géologique du Jurassique, lorsque la région était recouverte d’une mer tropicale et de sa faune. La troisième section « spécule sur ce que pourrait être le devenir martien du Jura avec cette idée d’un territoire qui s’assèche », poursuit la commissaire de l’exposition. Ensuite vient « une salle "imagine ce qu’on pourrait emporter comme peintures jurassiennes dans un vaisseau spatial qui chercherait à quitter la terre devenue inhabitable" », relate Jill Gasparina. Finalement, l’exposition se termine sur une note plus optimiste avec notamment l’œuvre de Caroline Bachmann qui a inspiré la commissaire.

« J’essaie de transposer cette question de l’optimisme aux propos de l’exposition »

Cette exposition tient son nom, « Temps de Mars », d’une œuvre de Charles L’Eplattenier, datée de 1907. « Un artiste bien connu des Chaux-de-Fonniers », relève Jill Gasparina. « Ce qui m’amusait c’est la polysémie de mars. C’est le troisième mois de l’année, mais c’est aussi la planète », développe la commissaire de l’exposition.

« Le "Temps de Mars" c’est aussi le temps ou le climat de la planète Mars pourrait devenir celui de la Terre »

L’exposition « Temps de Mars » est vernie ce samedi dès 17h et est à découvrir au Musée des Beaux-Arts de La Chaux-de-Fonds jusqu’au 9 juin. /lgn


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