Démissions en chaîne au Grand Conseil

Le parlement neuchâtelois fait face à une vague de démissions peu commune depuis le début de ...
Démissions en chaîne au Grand Conseil

Le parlement neuchâtelois fait face à une vague de démissions peu commune depuis le début de la législature. Six députés et autant de suppléants ont rendu leur tablier

Le Grand Conseil neuchâtelois a déjà vu six de ses députés jeter l'éponge. (Photo d'archives) Le Grand Conseil neuchâtelois a déjà vu six de ses députés jeter l'éponge. (Photo d'archives)

Les démissions pleuvent au Grand Conseil neuchâtelois. Depuis le début de la législature en mai, six députés et autant de suppléants ont dit stop. A titre de comparaison, lors des cinq premiers mois de la dernière législature en 2017, seul un député avait donné sa démission, ainsi que deux suppléants.

A noter que le parlement a été fortement renouvelé, ainsi que rajeuni ce printemps. Pour Christine Amann-Tschopp, présidente des Verts, c’est là qu’il faut chercher la réponse à cette vague de défections, d’autant plus que son parti a déjà vu trois de ses députées poser les plaques.

Christine Amann-Tschopp, présidente des Verts neuchâtelois :

La gauche est fortement touchée par ces démissions. En plus des trois députées Vertes, dont tout dernièrement Sera Pantillon, un socialiste, Baptiste Hunkeler, et un POP, Daniel Ziegler, viennent de jeter l’éponge. Au niveau des suppléants, c'est le cas également, avec deux défections dans les rangs du PS et une dans celle du POP. En tout deux tiers des démissions proviennent de ce bord politique.

Pour Fabio Bongiovanni, président du PLR neuchâtelois, ce nombre de retraits soulève un autre questionnement :

Une stratégie dont se défend la présidente des Verts neuchâtelois, Christine Amann-Tschopp

Reste que la plupart des partis s’accordent sur un point, le travail de député est exigeant et demande une charge conséquente. Un groupe de travail se penche d’ailleurs en ce moment sur des adaptations possibles pour faciliter l’accès à la fonction de parlementaire.

La question de l’inexpérience d’une bonne partie de l’hémicycle pourrait également faire craindre un travail en commission plus laborieux. Une crainte que ne partage pas pour autant le président du parti libéral-radical neuchâtelois Fabio Bongiovanni.

/rgi


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