Le gel menace les fruits de la région

Depuis lundi, un puissant front froid déferle sur la Suisse. Les températures sont en chute ...
Le gel menace les fruits de la région

Depuis lundi, un puissant front froid déferle sur la Suisse. Les températures sont en chute libre. Les conséquences pourraient être fâcheuses pour les fleurs de certains arbres fruitiers

La vigne peut sourire, les bourgeons ne s'étant pas encore développés, elle ne devrait pas souffrir des basses températures de ce début de mois d'avril. La vigne peut sourire, les bourgeons ne s'étant pas encore développés, elle ne devrait pas souffrir des basses températures de ce début de mois d'avril.

Le froid fait un retour remarqué dans notre région. Depuis lundi, un front venu de l’Arctique impose des conditions hivernales en Suisse. Une mesure de température record a d’ailleurs été réalisée ce mercredi. MeteoNews a relevé -26,3 °C au sommet de la Jungfrau. Il n’a jamais fait aussi froid en avril au Jungfraujoch, où les températures sont mesurées depuis 60 ans, selon l’ATS.

Vincent Devantay, météorologue chez MeteoNews

Selon Vincent Devantay, météorologue chez MeteoNews, la nuit de mercredi à jeudi sera critique, avec des gelées marquées en toutes régions. Le mercure pourrait descendre jusqu’à -6 °C en plaine, et -10 °C vers 1000m. À La Brévine, la température pourrait même baisser jusqu’à -18 °C. La fin de la semaine se caractérisera par des températures plus douces. En revanche, il faudra conserver sa doudoune à proximité, puisque « selon les dernières tendances, on pourrait de nouveau avoir des températures bien plus fraîches en début de semaine prochaine », prévient Vincent Devantay. Gelées et flocons pourraient donc faire leur retour en basse altitude.

Vincent Devantay

Les principales victimes de ces gelées tardives sont les arbres fruitiers. Certaines espèces sont en pleine floraison, à l’image des abricotiers, des pêchers et des cerisiers. « Les fleurs vont résister sans doute à -2 °C, voire -3 °C pour certaines espèces, mais si la température descend en dessous de ces valeurs, le dommage intervient alors au niveau de l’ovaire, puis du fruit », explique Philippe Küpfer, « la nouaison est le point le plus crucial du point de vue de la sensibilité au froid, c’est-à-dire le moment où l’ovaire se transforme en fruit ».

En revanche, les poiriers et les pommiers n’ont pas encore entamé leur floraison, ils ne souffriront donc pas de cette chute vertigineuse des températures. Même son de cloche pour la vigne qui ne commence son débourrement (développement des bourgeons) que fin avril, voire début mai. /dsa

Philippe Küpfer, président de Rétropomme


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