Un désenvoûtement tourne au cauchemar

Une jeune femme de 19 ans été brûlée au 2e degré. Son agresseur a été condamné à quatre ans ...
Un désenvoûtement tourne au cauchemar

Une jeune femme de 19 ans été brûlée au 2e degré. Son agresseur a été condamné à quatre ans de prison par le Tribunal criminel de La Chaux-de-Fonds et à l'expulsion du territoire. Il a aussi été condamné pour viol

L'audience s'est tenue au Tribunal criminel des Montagnes et du Val-de-Ruz à La Chaux-de-Fonds. L'audience s'est tenue au Tribunal criminel des Montagnes et du Val-de-Ruz à La Chaux-de-Fonds.

Une histoire pas banale devant le Tribunal criminel de La Chaux-de-Fonds. Un homme qui pratiquait des rituels de désenvoûtement a été condamné jeudi à quatre ans de prison suivis d'une expulsion du territoire suisse pendant huit ans. Le prévenu a été reconnu coupable de lésions corporelles graves, de viol, de contraintes sexuelles et d’actes d’ordre sexuel sur des enfants. Les faits se sont produits entre le printemps 2019 et le mois de février 2020. Le prévenu les a tous niés, sauf le séjour irrégulier en Suisse.


La Cour suit la procureure

La Cour a suivi dans les grandes lignes le réquisitoire du Ministère public, malgré les dires de l’accusé. Pour les juges, le prévenu s’est adonné à plusieurs roqyas, des rituels de désenvoûtement, sur une jeune femme de 19 ans. La dernière a tourné au cauchemar pour la victime. Elle a été enduite d’huile d’olive, recouverte de sel puis de neige. Cette mixture lui a provoqué des brûlures au 2e degré sur 12% du corps. L'accusé ne s’est pas arrêté là pour, disait-il, chasser le diable. N’écoutant pas l’avis des médecins, il a percé les cloques de la victime afin de faire sortir le malin. La jeune femme a dû marcher avec des béquilles pendant environ un mois.


Reconnu aussi coupable de viol

Mais ce n’est pas tout, l’homme a aussi usé de son emprise sur la victime, notamment religieuse. Pour avoir des rapports sexuels avec elle, il lui a affirmé que l’imam l’avait choisi pour être son mari. La plaignante a refusé la première et la dernière relation sexuelle, raison pour laquelle l’accusé a été reconnu coupable de viol. Entre ces deux épisodes, la Cour retient l’abus de détresse. Même si la victime n’a pas refusé, le prévenu a profité de son emprise pour abuser d’elle.

La Cour a également condamné l’homme pour avoir fourni de la drogue à une seconde victime, âgée de 15 ans au moment des faits. Il lui a aussi touché des parties intimes par dessus ses vêtements. L’avocat du prévenu plaidait l’acquittement.

Les parties ont 30 jours pour faire appel. /sma


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus