Une fermeture qui n’est pas sans conséquences

Depuis la fermeture du bureau de douane des Verrières le 1er juillet, la vie de certaines entreprises ...
Une fermeture qui n’est pas sans conséquences

Depuis la fermeture du bureau de douane des Verrières le 1er juillet, la vie de certaines entreprises est plus compliquée

La douane des Verrières Le bureau commercial de la douane des Verrières est fermé depuis le 1er juillet.

Kilomètres supplémentaires, temps de trajets allongés, augmentation de la pollution, procédure administrative alourdie… Les entreprises qui avaient l’habitude de passer par la douane des Verrières ne sont pas toutes à la fête depuis la fermeture du bureau commercial, le 1er juillet. L’Administration fédérale des douanes (AFD) a pris cette décision dans le cadre du programme de stabilisation de la Confédération. Le volume de trafic commercial était jugé trop faible aux Verrières, l’AFD estimait qu’il ne suffisait pas à occuper pleinement le seul collaborateur travaillant sur place. Ce salarié a été replacé sur le site de Chavornay, dans le canton de Vaud.

 

Ce qui a changé

Depuis le 1er juillet, les véhicules transportant des biens commerciaux doivent passer par une autre douane, les plus proches étant celle du Col France au Locle et celle de Vallorbe, où le trafic est plus important. Mais l’Administration fédérale des douanes peut accorder des dérogations. Elle a aussi accompagné trois entreprises du Val-de-Travers dans la mise en place de processus de dédouanement réalisé au sein de leurs locaux pour des transports transfrontaliers réguliers. Une procédure simplifiée permet de déclarer les marchandises importées ou exportées à l’avance et d’assurer le transport via Les Verrières.

 

Des exemples contrastés en Suisse

L’entreprise Mauler, à Môtiers, importe plusieurs types de marchandises et exporte une partie de son vin mousseux. Elle s’est équipée pour pouvoir réaliser le dédouanement au sein de ses propres locaux. Pour l’instant, les formalités sont faites sans problème particulier. Mais il a fallu compléter l’équipement informatique et former certains membres du personnel pour réaliser les démarches administratives.

Les plus petites structures semblent davantage impactées. Thierry Guizzardi est le propriétaire de l’entreprise ZZ-Racing, qui possède un dépôt à Couvet et de FUN-CAR, entreprise domiciliée à Couvet. Il déplore le manque de réactivité et les coûts supplémentaires induits par l’obligation de passer la frontière ailleurs qu’aux Verrières. D’autant que, selon lui, des solutions auraient pu être trouvées. Par exemple n’ouvrir le bureau commercial que le matin, ou que certains jours. Ou encore permettre aux professionnels de faire leurs démarches via une boîte, comme le font les particuliers.

 

Des conséquences fâcheuses en France

Chez ATM France, on n’est pas non plus convaincu par les arguments de l’Administration fédérale des douanes. L’entreprise basée à Pontarlier est active dans l’organisation de transports internationaux et s’occupe des formalités d’import et d’export. Selon son directeur, le maintien du bureau des Verrières était justifié, vu l’importance des transactions commerciales. L’entreprise a dû fermer la succursale qu’elle avait aux Verrières-de-Joux, un emploi est passé à la trappe. Jean-Philippe Blondeau avoue qu’il est très déçu, lui qui s’est battu pendant un an pour tenter d’éviter cette situation. Il a multiplié les courriers, les contacts et les rencontres, en vain, malgré le soutien d’élus de la région de Pontarlier, mais aussi du Val-de-Travers et du canton de Neuchâtel. /msa


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