Un peu d'espoir en Europe, semaine difficile aux Etats-Unis

Un peu d'espoir quant à l'épidémie de coronavirus émerge en Europe, le continent qui recense ...
Un peu d'espoir en Europe, semaine difficile aux Etats-Unis

Angela Merkel a plaidé lundi pour plus de 'souveraineté' européenne pour la production de masques contre le coronavirus. Cet équipement est jugé crucial en vue d'un déconfinement. Le Premier ministre britannique Boris Johnson a été lui transféré aux soins intensifs.

L'Europe, le continent le plus endeuillé, espérait une nouvelle baisse du nombre de décès après la lueur d'espoir apparue ces derniers jours. Mais lundi, le bilan des morts est reparti à la hausse en Italie, le pays le plus touché, avec 636 décès supplémentaires en 24 heures. La France a annoncé 833 décès.

La pandémie a fait plus de 70'000 morts dans le monde depuis son apparition en décembre en Chine, dont plus de 50'000 en Europe. Les Etats-Unis ont franchi lundi le seuil des 10'000 morts.

Au Royaume-Uni, où la barre des 5000 morts a été dépassée lundi, le Premier ministre Boris Johnson a été transféré lundi soir aux soins intensifs, une journée après son hospitalisation et onze jours après avoir été testé positif. Il a demandé au ministre des Affaires étrangères Dominic Raab de le remplacer. Au micro de la BBC, ce dernier s'est engagé à agir pour 'vaincre le coronavirus'.

Assouplissement progressif

Dans ce sombre tableau, la Norvège a annoncé lundi avoir désormais la pandémie 'sous contrôle', l'Autriche a évoqué un assouplissement progressif de ses règles de confinement à partir du 14 avril et la Grèce, moins touchée, a indiqué espérer un retour 'à la normalité' en mai.

'Notre but est une remise en marche par étapes', a déclaré le chancelier autrichien Sebastian Kurz, appelant la population à conserver 'la plus grande discipline'.

'Plus d'Europe'

Mais l'UE est loin d'avoir tourné la page de la 'plus grande mise à l'épreuve' de son histoire, a prévenu Angela Merkel, appelant à 'plus d'Europe, une Europe plus forte et une Europe qui fonctionne bien'.

La chancelière allemande a notamment insisté sur la nécessité d'une 'souveraineté' pour la production de masques, qui proviennent aujourd'hui majoritairement d'Asie et font l'objet d'une guerre commerciale sans pitié.

Les Etats-Unis ont rejeté lundi les accusations de Berlin selon lesquelles ils auraient détourné à leur profit quelque 200'000 masques, dénonçant 'des campagnes de désinformation'.

Port systématique du masque

Un nombre croissant d'experts estiment qu'une future sortie du confinement devra s'accompagner d'un port systématique du masque pour éviter un retour de la pandémie. Même si les masques seuls ne sont pas 'la solution miracle', selon l'OMS.

L'Espagne, qui a enregistré plus de 13'000 morts, envisage 'très sérieusement' d'imposer le masque pour sortir de chez soi. Ce pays a connu lundi son quatrième jour consécutif de baisse des décès quotidiens, avec 637 morts.

La France a pour sa part renoncé à envoyer en République tchèque des malades qui devaient y être soignés pour soulager le système hospitalier très sollicité de l'Est du pays, faisant état d'une 'amélioration'.

Les Etats-Unis attendent le pic

Les Etats-Unis se préparent de leur côté à 'supporter le pic de cette terrible pandémie', a indiqué dimanche soir le président Donald Trump.

Mais le directeur de l'Institut national des maladies infectieuses, Anthony Fauci, a évoqué une mortalité 'en train de se stabiliser' dans le pays. A New York, principal foyer du pays, le confinement a été prolongé jusqu'au 29 avril.

Bourses en hausse

L'espoir de voir l'Europe et les Etats-Unis se diriger vers un possible pic de la pandémie a redonné de l'énergie aux investisseurs. A Wall Street, l'indice Dow Jones a ouvert en nette hausse (5,21%), tandis que Francfort, Londres et Paris clôturaient en hausse de plus de 5%, et 3% et 4,6% respectivement.

En Inde, où 1,3 milliard de personnes sont appelées à rester chez elles, le confinement menace de virer au cauchemar pour les habitants des bidonvilles surpeuplés comme celui de Dharavi, où la densité est estimée à 270'000 personnes par kilomètre carré.

Jusqu'à présent salué pour sa capacité à contrôler l'épidémie, le Japon se prépare lui à déclarer mardi l'état d'urgence dans plusieurs régions du pays où les cas de Covid-19 sont en forte hausse, dont Tokyo et Osaka.

/ATS
 

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