Revue de presse de ce dimanche 31 mars 2019

Les avions de combat, les médecins hospitaliers ou encore l'accord-cadre sont quelques-uns ...
Revue de presse de ce dimanche 31 mars 2019

Revue de presse de ce dimanche 31 mars 2019

Photo: KEYSTONE/GAETAN BALLY

Les avions de combat, les médecins hospitaliers ou encore l'accord-cadre sont quelques-uns des thèmes abordés ce dimanche par la presse helvétique. Voici une sélection de ces informations, non confirmées à l'agence Keystone-ATS:

Ostschweiz am Sonntag /'Zentralschweiz am Sonntag: Le choix de nos futurs avions de combat n'a pas fini de faire parler. L'armurier américain Lockheed Martin, parmi les cinq avionneurs sélectionnés par les autorités, produit aussi des bombes à fragmentation et des mines antipersonnel, relève dimanche les journaux alémaniques Ostschweiz am Sonntag et Zentralschweiz am Sonntag. Problème: la Suisse a ratifié des conventions interdisant ces deux armes désastreuses et s'est débarrassée de ses stocks. Ce n'est pas tout, selon les hebdomadaires, l'entreprise américaine figure aussi sur la liste d'exclusion des principaux investisseurs publics suisses dont font partie notamment la caisse de pensions du gouvernement fédéral Publica, celle des CFF ainsi que celle de La Poste justement pour cette raison. Cette liste, non contraignante, est produite par l'Association suisse pour des investissements responsables (ASIR).

Le ministre de la Défense de l'époque Guy Parmelin le savait-il lorsqu'il a invité la société américaine à présenter ses appareils? Sous la Coupole, la démocrate-chrétienne lucernoise Ida Glanzmann, vice-présidente de la Commission de la politique de sécurité (CPS) compte bien le découvrir. Le président de la CPS du Conseil des Etats, le libéral-radical uranais Josef Dittli considère les recommandations de l'ASIR avec bienveillance, mais il reste concentrer sur l'objectif: soit 'se procurer l'avion qui nous sera le plus utile'. Et du côté du ministère de la Défense, on avance que la Suisse a bien fait ses devoirs 'mais ce serait aller trop loin que de vouloir fixer des objectifs pour les fournisseurs d'avions de chasse'. L'Eurofighter (Airbus, Allemagne), le F/A-18 Super Hornet (Boeing, Etats-Unis), le Rafale (Dassault, France), le F-35A (Lockheed-Martin, Etats-Unis) et le Gripen E (Saab, Suède) seront testés au sol et dans les airs en Suisse de mi-avril à fin juin.

SonntagsZeitung: Selon la SonntagsZeitung, la Confédération s'active à libérer le pétrolier San Padre Pio battant pavillon suisse, qui est détenu par les autorités nigérianes depuis plus d'un an. Quatre officiers patientent depuis lors dans des conditions difficiles dans la baie du Biafra. Pour la Suisse, la confiscation du navire viole le droit en la matière. Elle a donc pris les mesures nécessaires pour traduire le Nigeria devant un tribunal maritime international, indique le département des affaires étrangères au journal alémanique. Dans cette affaire, les intérêts de la Confédération sont par ailleurs en jeu: celle-ci est garante du pétrolier et si la compagnie maritime ne peut plus remplir ses obligations en raison de la mise à l'arrêt de son navire, Berne devra payer.

Le Matin Dimanche / SonntagsZeitung: La permanence téléphonique pour médecins en détresse Remed a été sollicitée 143 fois en 2018, soit un record depuis sa création il y a dix ans, rapportent Le Matin Dimanche et la SonntagsZeitung. Esther Kraft, directrice de ce programme soutenu par la FMH, l'association professionnelle des médecins, impute cette hausse notamment à la surcharge administrative. Le médecin s’adressant à Remed a en moyenne 42 ans, il s’agit à 70% de femmes, notamment des mères qui concilient difficilement vie de famille et travail à l'hôpital, détaille Mme Kraft. Un appel sur cinq rapporte des 'pressions au travail'. Or lorsque les médecins hospitaliers sont épuisés, les patients sont également touchés. Pour contrer cette situation Remed préconise de favoriser les postes à temps partiel à tous les échelons hiérarchiques, d'offrir plus de places de crèches et de diminuer les tâches administratives.

Le Matin Dimanche / Tages-Anzeiger: Les jeunes mineurs sont de plus en plus nombreux à être accusés d'infractions sexuelles. En 2009, ils étaient 455 à avoir été dénoncés; en 2018, ils étaient 727, rapportent Le Matin Dimanche et le Tages-Anzeiger se basant sur les dernières statistiques criminelles. Et près de la moitié avait moins de 15 ans. La plupart des infractions concernent la possession et la diffusion de pornographie illégale. Mais 53 d'entre eux ont été accusés de viol et 167 d'actes sexuels sur des enfants. Les experts interrogés par Le Matin Dimanche mettent notamment en cause la pornographie - facile d'accès sur internet - et l'image erronée de la sexualité qu'elle transmet. Si les mineurs peuvent être condamnés à 4 ans de réclusion, les enfants de moins de 10 ans ne peuvent pas être punis pénalement.

Le Matin Dimanche: Les CFF sécurisent les abords de leurs rails pour prévenir intrusions et actes désespérés. Au total, l'ex-régie fédérale compte grillager onze endroits sur l'axe Villeneuve-Genève, ce qui représente une longueur de 5 kilomètres, indique Le Matin Dimanche dans son édition du jour. Les accidents de personne - comprendre suicides - sont particulièrement nombreux entre Lausanne et Genève, soit une vingtaine par année. Et selon une étude de l'Office fédéral des transports, 140 se produisent sur la même période dans toute la Suisse, tous chemins de fer confondus. 'Une étude sera ensuite entreprise pour identifier si de telles mesures sont nécessaires sur d’autres lignes comme celle du pied du Jura par exemple', note un porte-parole des chemins de fer fédéraux. Outre la préoccupation humaine des CFF, intrusions et suicides sont responsables de 12% des retards de l'ex-régie. Or cette dernière, comme toutes les autres compagnies de transport, devra dédommager dès 2022 les usagers en cas de retard d'une certaine importance.

NZZ am Sonntag: L'accord institutionnel entre la Suisse et l'Union européenne (UE) a le soutien d'environ 60% de la population suisse, affirme la NZZ am Sonntag. Selon ce sondage réalisé par l'institut gfs.bern sur mandat de la faîtière suisse de la pharma, 17% des Helvètes diraient 'oui' et 43% 'plutôt oui' à l'accord s'ils devaient voter aujourd'hui. Environ 15% glisseraient un 'non' dans les urnes; 20% sont 'plutôt' contre et 5% n'ont pas souhaité se prononcer. 'La majorité des personnes interrogées préféreraient ne rien changer au système actuel d'accords bilatéraux', indique Urs Bieri, co-directeur de l'institut qui s'est dit 'surpris' par ce résultat.

/ATS