L'Assemblée générale de l'ONU demande la fin du carnage en Syrie

L'Assemblée générale de l'ONU a adopté vendredi à une large majorité une résolution qui demande ...
L'Assemblée générale de l'ONU demande la fin du carnage en Syrie

L'Assemblée générale de l'ONU demande la fin du carnage en Syrie

Photo: Keystone

L'Assemblée générale de l'ONU a adopté vendredi à une large majorité une résolution qui demande la fin du carnage en Syrie avec un cessez-le-feu immédiat et la livraison d'urgence d'aide humanitaire. Un texte voté par 122 pays sur 193, contre 13 et 36 abstentions.

Ce texte d'inspiration canadienne n'a aucune valeur contraignante, contrairement aux résolutions adoptées par le Conseil de sécurité. Mais le veto russe, exercé à six reprises depuis le début du conflit syrien, a paralysé l'action de cet organe onusien.

'Avec ce vote, il s'agit de se lever et de dire à la Russie et (au président syrien Bachar al) Assad de stopper ce carnage', a expliqué l'ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU, Samantha Power, lors du débat précédant la mise aux voix du texte.

Au nom de la Russie, qui soutient militairement et politiquement Assad, l'ambassadeur Vitali Tchourkine a fustigé les sanctions imposées à la Syrie. 'Vous asphyxiez lentement cette population dont vous prétendez ardemment vous préoccuper', a-t-il dit..

L'ambassadeur syrien Bachar Jaafari a souligné lui que les autorités de son pays menaient une 'guerre contre le terrorisme' 'au nom du monde entier'.

Succès foudroyants de l'armée syrienne

Il a ajouté lui aussi que les sanctions imposées à la Syrie avaient affecté 'en premier lieu' ses compatriotes syriens et 'nui à la faculté du gouvernement syrien de répondre aux besoins quotidiens des citoyens syriens, notamment ceux qui souffrent de la guerre terroriste imposée à (son) pays'.

Tandis que se réunissait l'Assemblée générale de l'ONU, l'armée syrienne a poursuivi vendredi son offensive sur Alep-Est, avec troupes au sol appuyées par l'aviation.

Les forces loyalistes ont enregistré des succès foudroyants ces derniers jours et ont repris la vieille ville. A tel point que la reconquête d'Alep, divisée depuis l'été 2012, paraît désormais être une question de jours, ce qui pourrait modifier le cours de la guerre civile qui ravage le pays depuis bientôt six ans.

/ATS


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