Jacques Chirac avait des relations mitigées avec la Suisse

L'ancien président français Jacques Chirac était venu en 1998 en visite d'Etat en Suisse. Il ...
Jacques Chirac avait des relations mitigées avec la Suisse

L'ancien président français Jacques Chirac était venu en 1998 en visite d'Etat en Suisse. Il avait auparavant un jour demandé à un collaborateur qui était Flavio Cotti, alors à la tête de l'OSCE. Un symbole de relations mitigées entre les deux pays sous sa présidence.

Une première visite d'Etat de M. Chirac avait été annulée trois ans plus tôt en raison des essais nucléaires français. L'année suivante, celui-ci rencontre à Genève le président de la Confédération Jean-Pascal Delamuraz et M. Cotti, à la tête de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) comme chef de la diplomatie suisse.

M. Chirac et le chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) sont venus pour des discours à l'Organisation internationale du travail (OIT). Alors qu'il s'exprime, le premier demande à un collaborateur qui est le Tessinois.

Celui qui lui répond est son conseiller diplomatique Jean-David Levitte qui occupera plus tard la même fonction sous le successeur de M. Chirac, Nicolas Sarkozy. Le même, qui est désormais un ancien ambassadeur, vient à 73 ans de prendre début septembre la présidence du Centre de politique de sécurité de Genève (GCSP), l'une des institutions financées par la Confédération.

M. Chirac et M. Cotti se retrouveront ensuite lors de la visite d'Etat en Suisse, le second étant alors président de la Confédération, puis quelques jours plus tard en France. Une divergence sur le champagne faisait alors partie des obstacles à la conclusion des accords bilatéraux entre l'UE et la Suisse.

Hommage à l'ONU à Genève

Le village de Champagne (VD) avait dû renoncer à cette appellation pour son vin. Plus tard, des questions frontalières ont parfois entaché des liens que les deux pays ont toutefois toujours présentés comme chaleureux.

Le Tessinois a dit jeudi à Keystone-ATS avoir 'un très bon souvenir' de M. Chirac, se disant 'frappé' par l'annonce du décès de l'ancien président français. 'Nos rapports étaient excellents', a-t-il encore ajouté, précisant aussi n'avoir pas gardé de contact avec lui et avoir ignoré sa longue maladie.

Le président français était venu à plusieurs reprises à Genève dans plusieurs organisations internationales. Jeudi, le président du Conseil des droits de l'homme Coly Seck a présenté ses condoléances au peuple français. M. Chirac avait également de son côté reçu plusieurs présidents de la Confédération. Les relations étaient plus cordiales que celles entre les autorités fédérales et M. Sarkozy qui avait notamment ciblé la politique fiscale de la Suisse.

/ATS
 

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