Délits mineurs invoqués pour séparer les enfants migrants de leurs familles

L'administration Trump accuse des parents migrants passant la frontière de délits mineurs - ...
Délits mineurs invoqués pour séparer les enfants migrants de leurs familles

Délits mineurs invoqués pour séparer les enfants migrants de leurs familles

Photo: KEYSTONE/EPA EFE/MIGUEL SIERRA

L'administration Trump accuse des parents migrants passant la frontière de délits mineurs - y compris des infractions routières - ou de négligence afin de continuer à les séparer de leurs enfants. Plus de 900 mineurs ont fait les frais de cette stratégie depuis un an.

C'est ce que le puissant groupe américain de défense des droits civiques ACLU affirme mardi dans des documents judiciaires déposés devant un tribunal fédéral de San Diego, en Californie. L'ACLU fournit de nombreux exemples d'enfants séparés, dont près de 20% d'entre eux ont moins de cinq ans selon elle.

Parmi les migrants concernés, un père séparé de sa fille d'un an pour n'avoir pas changé sa couche, un autre séparé de son fils pour n'avoir pas pu répondre aux questions des agents à la frontière à cause d'un trouble de la parole, ou encore un troisième parce qu'il était atteint du VIH.

Le gouvernement du président Donald Trump avait décrété au printemps une politique de 'tolérance zéro' envers l'immigration illégale qui avait conduit à la séparation de nombreuses familles. Une politique qui avait suscité un tollé aux Etats-Unis et à l'étranger.

Une minorité vraiment en danger

En juin 2018, le locataire de la Maison Blanche avait ordonné d'y mettre un terme, puis un juge avait ordonné de réunir les familles divisées, sauf si les parents présentaient un danger pour leurs enfants. Le gouvernement américain a depuis affirmé qu'il ne procédait à des séparations que si les parents présentaient un risque.

'Il est choquant que l'administration Trump continue à séparer des bébés de leurs parents', a déclaré Lee Gelernt, avocat pour l'ACLU. 'Plus de 900 familles rejoignent les milliers d'autres qui ont précédemment été déchirées par cette politique cruelle et illégale'.

Seule une minorité de ces 900 enfants séparés depuis juin de l'année dernière sont réellement en danger avec leurs parents, selon l'ACLU. L'organisation demande au tribunal de clarifier les critères selon lesquels ces séparations peuvent avoir lieu.

Un chiffre similaire à celui avancé par l'ACLU avait été évoqué par le ministre par intérim de la Sécurité intérieure, Kevin McAleenan, lors d'une audition au Congrès mi-juillet. Il avait qualifié les séparations de 'rares' désormais.

Environ 390'000 familles ont été arrêtées à la frontière sud des Etats-Unis depuis le 1er octobre, selon les statistiques des gardes-frontières américains.

/ATS
 

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