Attaque de Christchurch: expertise psychiatrique du tireur ordonnée

Un juge néo-zélandais a ordonné vendredi l'expertise psychiatrique du suprémaciste blanc, qui ...
Attaque de Christchurch: expertise psychiatrique du tireur ordonnée

Attaque de Christchurch: expertise psychiatrique du tireur ordonnée

Photo: KEYSTONE/AP/VINCENT YU

Un juge néo-zélandais a ordonné vendredi l'expertise psychiatrique du suprémaciste blanc, qui a abattu 50 personnes dans deux mosquées de Christchurch, pour déterminer s'il pouvait être jugé ou s'il est dément. L'Australien de 28 ans sera examiné par deux experts.

Au cours de la brève audience à Christchurch, l'homme a été inculpé de 50 meurtres et de 39 tentatives de meurtre pour ces attaques. Il comparaissait par vidéo interposée de la prison de très haute sécurité d'Auckland, où il est détenu à l'isolement suite à son arrestation peu après le massacre.

Le suspect est resté immobile tout au long de l'audience. Le tribunal ne lui a pas demandé de dire s'il comptait plaider coupable ou non coupable.

Plusieurs membres de familles des victimes étaient présents au tribunal. La prochaine audience est prévue le 14 juin. Les médias sont désormais interdits de filmer ou de photographier l'accusé.

Quatre blessés dans un état critique

Le 15 mars, le suprémaciste blanc a tué 50 fidèles dans deux mosquées de la grande ville de l'île du Sud, diffusant en direct les images du carnage sur Facebook.

La première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern, a répété à plusieurs reprises que la tuerie de Christchurch était un 'attentat terroriste'. Le ministère public pourrait vouloir qualifier l'accusé de terroriste afin de montrer que l'extrémisme de droite est tout aussi dangereux que l'extrémisme islamiste.

L'administration pénitentiaire avait révélé le mois dernier que l'homme était séparé des autres détenus et qu'il pouvait être surveillé en permanence, directement par les gardiens de prison ou par vidéo. Il n'a pas accès à la télévision, à la radio, aux journaux et n'a pas droit aux visites.

En cas de condamnation, selon la presse locale, il est vraisemblable qu'il reste à l'isolement afin de lui épargner d'éventuelles représailles de codétenus à majorité polynésiens.

Selon le dernier bilan des autorités, 24 personnes sont toujours hospitalisées, dont quatre dans un état critique. Parmi ces dernières victimes figure une fillette de quatre ans.

/ATS
 

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