France: Edouard Philippe ne veut pas participer à une primaire

Édouard Philippe a réaffirmé dimanche son opposition à l'idée d'une primaire pour désigner ...
France: Edouard Philippe ne veut pas participer à une primaire

Une primaire de la "division" et de la "confusion" aux yeux d'Edouard Philippe.

Photo: KEYSTONE/AP/THOMAS PADILLA Photo: KEYSTONE/AP/THOMAS PADILLA

Édouard Philippe a réaffirmé dimanche son opposition à l'idée d'une primaire pour désigner un candidat de la droite et du centre à la présidentielle. Sa réponse intervient quatre jours après la proposition de Gabriel Attal d'organiser une "primaire des démocrates".

"Je ne crois pas que cette primaire aura lieu. Je pense que cette primaire, c'est une primaire de la division et une primaire de la confusion", a déclaré le maire du Havre, le mieux placé dans les sondages à droite et au centre, mais en perte de vitesse ces dernières semaines. Selon lui, les candidats de cet espace politique devront prendre leurs "responsabilités" pour se départager en février.

"C'est une primaire de la division, parce que le principe même d'une primaire, c'est d'appuyer sur les différences entre les candidats. Or je pense que nous avons à créer du commun beaucoup plus qu'à appuyer sur nos divisions", a déclaré l'ex-Premier ministre d'Emmanuel Macron, président du parti de centre-droit Horizons.

"Et puis c'est une primaire de la confusion" parce qu'elle propose de rassembler "des gens qui sont les continuateurs du macronisme pour M. Attal et d'autres qui tendent la main à l'union des droites", a-t-il dit en référence au candidat de la droite libérale David Lisnard, auteur d'une percée récente dans les sondages et qui se pose en rival très sérieux du président de LR Bruno Retailleau.

Le maire de Cannes a été particulièrement attaqué pendant le week-end par des personnalités du centre qui le jugent pas suffisamment clair dans son refus d'une alliance avec le Rassemblement national. Ce dont il s'est de nouveau défendu dimanche, assurant qu'il n'entendait gouverner "ni avec les macronistes ni avec le RN".

Pour Édouard Philippe, le départage entre les différents candidats de la droite et du centre ne doit pas intervenir avant février. "Au mois de février, chacun prendra ses responsabilités, j'ai l'habitude de prendre les miennes", a-t-il ajouté, semblant suggérer que les candidats les moins bien placés devront alors se retirer.

/ATS


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus