Pyongyang et Séoul dialoguent pour la première fois en deux ans

De hauts représentants de la Corée du Nord et de la Corée du Sud se sont retrouvés mardi pour ...
Pyongyang et Séoul dialoguent pour la première fois en deux ans

Pyongyang et Séoul dialoguent pour la première fois en deux ans

Photo: KEYSTONE/EPA/JEON HEON-KYUN

De hauts représentants de la Corée du Nord et de la Corée du Sud se sont retrouvés mardi pour leur premier face-à-face officiel en plus de deux ans. Les discussions doivent notamment se focaliser sur les prochains jeux Olympiques d'hiver (JO).

Les pourparlers font suite à la main tendue le jour du Nouvel An par le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, qui a évoqué une participation de Pyongyang aux JO de Pyeongchang. Séoul a répondu par une proposition de dialogue à haut niveau, et la semaine dernière le téléphone rouge entre les deux voisins a été rétabli après près de deux ans de silence.

La délégation sud-coréenne s'est rendue mardi en convoi sur le lieu des discussions, à Panmunjom, village frontalier où fut signé le cessez-le-feu de la guerre de Corée (1950-1953), dans la zone démilitarisée (DMZ) qui divise la péninsule.

Avant de quitter Séoul, le chef de la délégation sud-coréenne, le ministre de l'unification Cho Myung-gyun, a déclaré que les entretiens porteraient sur les JO mais aussi sur d'autres moyens de réchauffer des relations intercoréennes glaciales.

Situation tendue

'Nous ferons de notre mieux pour que les jeux Olympiques et Paralympiques de Pyeongchang soient un festival de la paix et que cette rencontre soit le premier pas vers l'amélioration des relations intercoréennes', a dit le ministre.

Selon lui, la délégation nord-coréenne a traversé à pied la ligne de démarcation de Panmunjom pour se rendre aux entretiens, qui se déroulent à la maison de la paix, côté sud-coréen.

La partie nord-coréenne est dirigée par Ri Son-gwon, le chef du comité pour la réunification pacifique de la Corée. Il a jusqu'ici surtout participé à des discussions militaires et est connu pour avoir claqué la porte après seulement quelques minutes d'entretien en 2010, lorsqu'il avait démenti tout rôle de Pyongyang dans le torpillage d'un bâtiment de guerre sud-coréen.

Depuis deux ans, la situation dans la péninsule s'est considérablement dégradée, le Nord menant trois nouveaux essais nucléaires et multipliant les tirs de missile.

/ATS
 

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