Rémunération en hausse pour les boss de PostFinance et de CFF

Le salaire des patrons des CFF et de PostFinance a de nouveau augmenté l'an dernier. Andreas ...
Rémunération en hausse pour les boss de PostFinance et de CFF

Rémunération en hausse pour les boss de PostFinance et de CFF

Photo: Keystone

Le salaire des patrons des CFF et de PostFinance a de nouveau augmenté l'an dernier. Andreas Meyer est le seul à dépasser encore la barre du million de francs. Les boss de La Poste, de la SSR, de Ruag et de Suisse Tourisme ont en revanche été moins bien lotis.

Le directeur général des CFF a engrangé 1,052 million de francs, soit un tout petit peu plus qu'en 2015 (1,04 million), selon le rapport annuel sur les salaires des cadres des entreprises proches de la Confédération, adopté mercredi par le Conseil fédéral. Les bonifications sont restées inchangées à 336'270 francs, c'est la composante fixe qui a progressé de 5385 francs.

Le patron de PostFinance Hansruedi Köng a vu lui sa rémunération augmenter de plus de 83'200 francs, passant de 726'785 à 809'985 francs. La composante fixe de 532'000 francs a crû de 54'000 francs et les bonifications de 29'481 francs.

Moins d'un million chez Ruag

Urs Breitmeier, aux manettes de Ruag, a en revanche gagné moins. Au lieu de quelque 1,01 million, sa rémunération totale s'est inscrite à 912'468 francs. La part fixe a bondi de 460'000 francs à 523'500 francs, mais les gratifications sont revenues d'un demi-million à 354'060 francs.

La cheffe de la Poste, Susanne Ruoff, a empoché 974'178 francs l'an dernier, au lieu de 984'000 francs en 2015. Son salaire de base est resté de 610'000 francs, ses bonifications ont reculé de 327'079 à 316'838 francs.

La rémunération du patron de la SSR Roger de Weck n'a pas non plus beaucoup évolué. Ce dernier a reçu 536'314 francs (557'434 en 2015) Composante fixe (401'274 francs) et bonifications sont restées identiques. Ce sont des prestations annexes qui ont fait la différence.

Stable à la FINMA

Le salaire du directeur de l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA) Mark Branson est resté quasi-identique à 552'250 francs. Quelque 40'000 francs de bonifications ont disparu au profit d'une progression équivalente de la composante fixe.

Le nouveau directeur de la Caisse nationale d'assurance Felix Weber a été moins bien payé que son prédécesseur Ulrich Fricker. Les bonifications ont été maintenues à 140'000 francs, mais son salaire fixe était de 440'000 francs au lieu de 500'000.

Le revenu du directeur de Suisse Tourisme Jürg Schmid a été ramené à 388'345 francs. La part fixe s'est tassée de plus de 20'000 francs à 307'600 francs et le patron a perdu plus de 10'000 de bonus, à 54'645 francs. Le boss de Skyguide a vu disparaître 15'000 francs de part variable pour une rémunération totale de 523'1116 francs.

Controverse

La question des salaires des patrons des ex-régies a rebondi dans le cadre de la campagne pour l'initiative 'en faveur du service public' repoussée en juin par 67,6% des votants. Le texte demandait que les salaires et les honoraires versés dans les ex-régies ne soient pas supérieurs à ceux versés dans l'administration fédérale.

Sans aller si loin, tout le monde ou presque sous la Coupole fédérale s'accorde à dire que des mesures doivent être prises pour empêcher des revenus mirobolants. Les esprits sont toutefois divisés sur la méthode pour y arriver.

La commission des institutions politiques du National tient à inscrire un plafond dans la loi. Le projet évoque le traitement brut des membres du Conseil fédéral, y compris toutes les prestations telles que la poursuite du versement du salaire après que la personne a quitté ses fonctions.

En tenant compte des divers avantages des ministres et de la rente qu'ils reçoivent après leur départ, le plafond dépasserait de loin les 475'000 francs par an (445'000 francs plus une indemnité de représentation de 30'000 francs, non imposable) que reçoit un ministre.

Fourchettes

Pour la commission du Conseil des Etats, le Conseil fédéral devrait appliquer une fourchette pour toutes les rémunérations. Chacune devrait avoir un rapport approprié avec la tâche à accomplir, la taille de l'entreprise, les défis à relever, les performances, le marché du travail et le système salarial applicable au personnel.

Le Conseil fédéral a déjà pris les devants concernant La Poste, les CFF, Skyguide, RUAG Holding, SIFEM et Identitas. Ces mesures devraient porter leurs effets dès 2019. Les assemblées générales de ces sociétés pourront fixer chaque année, à l'avance, une limite supérieure pour les rémunérations des membres du conseil d'administration et de la direction.

La part variable du salaire des membres de la direction ne devra pas dépasser 50% de la part fixe. Le montant des prestations annexes ne devra pas excéder 10% du salaire fixe.

/ATS